Un échange équitable, donnant donnant

L’université A. Mira de Béjaïa, représentée par son recteur M. Djoudi Merabet et l’université de Bretagne Sud de Lorient-Vannes qui a délégué M. Yves Grohens son vice-président ont paraphé une convention de coopération-cadre hier samedi 24 juin. Les similitudes relevés entre les deux institutions universitaires (un savoir entièrement tourné vers la professionnalisation qui injecte de facto le jeune diplômé dans le monde du travail, l’adoption du LMD et la recherche de partenariat) les rendent complémentaires. Le partenariat souhaité par les deux protagonistes se veut donnant donnant et non unidirectionnel. Outre les faiblesses en sciences humaines, l’université A. Mira est confrontée aujourd’hui au problème de la formation des formateurs d’un double point de vue. La jeunesse de l’encadrement et une formation sujette à caution. De même, la mobilité des étudiants dans le cadre du LMD n’est pas ce qu’elle devrait être car ces derniers n’en profitent pas assez. La convention-cadre concerne d’abord l’apport de formateurs (15 pour un premier temps) en graduation, post graduation et recherche. Signalons qu’avant de déboucher sur cette convention, les relations universitaires entre Béjaïa d’une part et Lorient-Vannes d’autre part se sont d’abord concrétisées par un accord cadre. Aujourd’hui, l’université A. Mira dans sa quête perpétuelle de partenariats visant à l’excellence, s’honore de la conclusion de 28 conventions internationales, de 42 conventions de financement de thèses, de quatre projets Tempus Meda et de 13 conventions de partenariat. Le professeur Yves Grohens s’est à la fin de la cérémonie, déclaré « très touché » pour l’accueil qui lui a été réservé ainsi qu’à son épouse. « Nos deux campus n’ont rien à envier, question infrastructure aux autres », dira-t-il en outre.

Mustapha Ramdani