Les MTH et la grippe aviaire au menu

Le siège de la daïra de Barbacha a abrité mercredi dernier une réunion de travail regroupant les responsables des deux communes, Barbacha et Kendira, les services techniques et ceux de la santé publique pour débattre de maladies à transmission hydrique (MTH) et aussi de la grippe aviaire. Cette réunion vient à point nommé pour mettre les balises nécessaires à la prévention des MTH surtout en cette saison de grande chaleur et de survie dans une région où la présence de fosses septiques et le manque d’eau sont des éléments réels qui rendent certains villages vulnérables à ces épidémies. Les responsables et les techniciens des BHC et de la prévention ont mis une feuille de route nécessaire pour faire face au moment opportun à toute apparition d’épidémie hydrique. Évaluer aussi les moyens humains et matériels dans la prévention ou l’intervention en cas d’éventuelle épidémie était aussi l’un des soucis des autorités de cette daïra afin de combler le manque et le déficit apparent. Il faut tout de même rappeler que l’une des localités de cette daïra, en l’occurrence Ait Sidi Ali, à été touchée par la typhoïde en 1995 et où des dizaines de personnes ont été évacuées vers l’hôpital. Depuis, il n’a été signalé aucune apparition de MTH, et ce en dépit du manque d’eau dans certaines localités et de la multiplication de décharges sauvages. Outre ce problème qui pollue l’environnement et qui apparaît comme une bombe à retardement, un autre facteur menaçant la sécurité et la santé des citoyens est celui des chiens errants. Quant au second volet de la réunion qui traite de la maladie du siècle ou la grippe aviaire, l’on constate une recrudescence flagrante de la vente de volaille sur les places des marchés publics et des abords de grands axes routiers. Le plan gouvernemental ayant suivi la pandémie de cet épisode et qui interdit la vente de ces oiseaux domestiques en dehors des sites de contrôle vétérinaire n’est plus respecté par les vendeurs et les éleveurs de volailles, vecteur de l’agent causal de la grippe aviaire. Même si l’Algérie est à ce jour indemne de la menace de ce virus nommé H5 N1, les mesures prévues pour éviter toute propagation de la maladie et la contamination de l’homme sont théoriquement d’actualité. Une randonnée au marché de cette localité force à constater le relâchement total du contrôle et même l’indifférence des gens, vendeurs ou consommateurs, envers les risques encourus. Toutes les recommandations, vente et abattage, sont défiées, surtout que la demande s’est acrrue, vu le prix imbattable affichée : 140 DA le kg. Par ailleurs, il a été recensé au niveau du BAC de Barbacha quelque 23 éleveurs non agréés et 45 mises en demeure leurs ont été adressées. Ces bureaux d’hygiène communaux qui représentent l’un des maillons de la chaîne de contrôle, tout de même limités dans leurs prérogatives et ce sont les forces de répression de la fraude qui sont habilitées à mettre fin à l’anarchie. A cet effet, le chef de daïra de Barbacha, ayant reconnu le retour des vendeurs de poulets sur les marchés à travers plusieurs localités a rassuré tout de même que les services mixtes de wilaya vont reprendre le contrôle en investissant le terrain « car, dira-t-il, le confinement de volailles et le contrôle vétérinaire, avant tout abattage, sont toujours de rigueur ».

Nadir Touati