Le week-end dernier, l’association sociale pour handicapés et malades chroniques «Tighri» d’Aït-Smaïl a célébré simultanément la journée mondiale de la santé bucco-dentaire coïncidant avec le 19 mai et celle contre l’hypertension artérielle coïncidant avec e 14 mai, au niveau de la maison de jeunes de la commune. Ce fut vers 10h du matin que le programme tracé pour la journée a débuté par une exposition de matériels pour handicapés au niveau de l’esplanade de la maison de jeunes, en même temps qu’une exposition sur la santé bucco-dentaire et sur la HTA (hypertension artérielle). Après une courte intervention du président de l’association organisatrice, Smail Abdoune en l’occurrence, durant laquelle il a fait un récapitulatif sur les actions précédentes de son association, notamment le lancement de la cellule d’écoute et de suivi psychologique au profit des enfants handicapés de la commune, il a, en outre, demandé aux assistants de lui prêter main forte, car les moyens dont dispose son association sont très limités. Ce n’est qu’après, que les trois conférences-débats programmées à cette occasion ont démarré. La première sur la santé bucco-dentaire fut animée par le dentiste Hocine Maouche. Ainsi, devant un parterre composé de beaucoup d’enfants, il a tenté de mettre l’accent sur l’importance de l’hygiène dentaire et son impact sur la santé de l’individu en général. La deuxième conférence sur la HTA fut animée par le médecin Moussaoui Mohand Seghir sous le thème «recommandations sur le diagnostic et la prise en charge de l’hypertension». Durant son intervention, le médecin a tenu à expliquer clairement les dangers de cette maladie qu’on surnomme «le tueur silencieux», car, très souvent, l’hypertension ne donne aucun signe clinique et on la découvre lors d’une consultation pour un autre motif. Elle se manifeste quelquefois par des maux de tête, des vertiges, des bourdonnements d’oreilles, des troubles de la vision ou des saignements de nez. Un diagnostic précoce permet une prise en charge dans les meilleures conditions pour traiter la maladie et éviter du mieux possible les complications. Dans plus de 95 % des cas, l’origine de l’hypertension n’est pas identifiée. Le traitement consiste alors à faire baisser la tension sans s’attaquer aux causes. Dans les autres cas, elle est secondaire à une maladie : un mauvais fonctionnement des reins, du cœur, des glandes surrénales ou de la thyroïde, par exemple. Il a, en outre, mis l’accent sur les facteurs, tels qu’une grande consommation de sel, le stress, le tabac et l’abus d’alcool, qui aggravent l’obésité. La dernière conférence sous le thème «les méthodes de relaxation» a été animée par la psychologue Mme Mohamadi Khadija. Durant son intervention, elle a attiré l’attention de l’assistance sur l’importance de la relaxation qui demeure un moyen très efficace pour réduire le stress qui est un des facteurs aggravant de la HTA. Elle a préconisé différentes méthodes pour se relaxer, en l’occurrence une meilleure hygiène de vie, le sommeil, le massage et l’écoute de la musique. Puis, ce fut au tour du public de poser ses questions, une occasion pour les malades présents de parler ouvertement sans les contraintes qu’ils rencontrent durant les séances de consultation au niveau des différents cabinets médicaux. Le facteur de la langue aidant, car les trois conférenciers sont tous de la région et les messages ne souffraient d’aucune ambiguïté les débats ont été très enrichissants pour les uns et les autres. À la fin, il fut question de remettre des cadeaux aux enfants qui ont participé au quiz préparé sur ces deux maladies en question, et en guise de clôture, des attestations de remerciement et de reconnaissance ont été remises aux conférenciers, ainsi qu’aux 06 psychologues et à l’éducatrice qui s’étaient portée volontaire pour prendre en charge la cellule d’écoute et de suivi. À rappeler que l’élément féminin a été présent en force à cette occasion, ce qui est de bonne augure pour cette région, car la communication et la sensibilisation pourront s’amorcer de bouche à oreille et toucher le maximum de femmes qui représentent une frange importante de la société.
Saïd M.
