La classe politique locale de la commune des Ouadhias semble se réveiller soudainement d’un profond sommeil l’ayant touché au lendemain des élections partielles et, pour cause, c’est certainement la dernière sortie des élus du Front des Forces socialistes (FFS) à travers une déclaration de leur section locale dont ils ont exprimé officiellement leur volonté de quitter l’exécutif de la commune. En effet, ce retrait qui était dans l’air depuis longtemps et dont nous avons fait échos dans nos précédentes éditions, vient confirmer tout le malaise qui rongeait l’assemblée, et ce malgré une cohabitation que d’aucuns jugent contre-nature entre le FFS et le FLN.Outre la gestion opaque et unilatérale des affaires locales, l’AG des militants de la section FFS des Ouadhias réunie le 22 du mois en cours, a dénoncé dans une déclaration ayant sanctionné les travaux, «l’absence totale de concertation des doléances sociales, notamment celles des jeunes chômeurs de la commune», peut-on lire dans la déclaration. Il faut dire que cette décision risque de bloquer les affaires de l’APC en ce sens que si le retrait se concrétise, le maire M. Hallou, en l’occurrence, sera dans l’obligation de recomposer son exécutif, ce qui n’est pas à première vue, chose facile, surtout avec l’actuelle configuration de l’APC. Dans l’optique de connaître les positions des uns et des autres, nous nous sommes rapprochés des différents acteurs et autres élus à l’assemblée. La majorité des élus indépendants représentés par l’ancien tête de liste, M.Ouerd, se disent attendre d’autres éléments qui sont à même de clarifier encore plus les choses. «Nous prenons acte du retrait des élus FFS de l’exécutif, même si la situation de crise nous l’avions prévue, il demeure qu’il y a des éléments d’informations qui nous manquent, nous disons que pour le moment, le problème reste encore au niveau du FFS et du FLN. Nous attendons pour voir. Au moment opportun nous allons nous exprimer et décider», nous dira M. Ouerd. Nous avons vainement tenter de contacter le maire de la commune des Ouadhias. notre souhait n’a pu être exaucé, le P/APC était injoignable durant toute l’après-midi d’hier.En somme, la section FFS des Oudhias a choisi la chaleur de ce mois de juin pour chauffer encore la scène politique dans la daïra. Les partisans de la décision chantent et dansent déjà sous les mélodies du renouveau, les contres se disent victimes d’une machination orchestrée par des cercles qu’on arrive pas à identifier, entre les deux. Le temps finira par donner sa sentence. Ne dit-on pas souvent que l’histoire est un éternel recommencement. Affaire à suivre.
A. Z.
