La toxicomanie détruit chaque année plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le monde et, notamment auprès de la frange juvénile. Les adolescents sont en effet les plus touchés par ce fléau et en subissent les conséquences de plein fouet. Pour oublier le marasme quotidien dans lequel ils évoluent, des jeunes enfants s’essayent à la consommation d’alcool, mais aussi et surtout ils s’adonnent innocemment à la drogue. Innocemment car à leurs yeux, la consommation de stupéfiants se fait, la première fois juste pour le plaisir, le goût de l’interdit. Hélas, en l’absence de sensibilisation et de journée d’information sur la toxicomanie, ce fléau ravage de plus en plus de mômes, qui à défaut de pouvoir vivre correctement se contentent de « planer » en utilisant des substances qui s’avèrent extrêmement toxiques. Colle à rustine, Patex, diluants, essence de térébenthine sont autant de psychotropes de fortune pour le « doukh » quotidien. Toutes ces substances sont bonnes pour dégager les narines des gosses accros et dépendant de ces narcotiques, mais elles ne sont pas sans danger sur leur santé. Le milieu scolaire également n’est pas épargné par cette calamité dévastatrice, qui commence à prendre de l’ampleur. C’est justement pour sensibiliser et lutter contre la toxicomanie et la dépendance que la Direction de la santé de la wilaya a organisé, hier, une journée d’information sur les conséquences de la toxicomanie et des répercussions fatales que la dépendance engendre sur l’organisme. Ainsi sous le thème, « La drogue n’est pas un jeu d’enfant », des spécialistes sont intervenus pour démontrer que la déperdition scolaire et le désoeuvrement sont souvent à l’origine de la dépendance aux drogue dures. A ce sujet, les spécialistes en la matière ont souligné la nécessité de réaliser un centre chargé de recevoir et de désintoxiquer les jeunes, tout en les orientant vers des structures d’accueil aptes à les prendre en charge psychologiquement. Pour ce faire, c’est toute une politique globale qui doit être appliquée pour sauver les jeunes de ce fléau de plus en plus dévastateur.
Lynda O. A.
