Les transporteurs en grève

Les transporteurs de la daïra de Larbaâ Nath Irathen, qui menaçaient d’observer une journée de protestation en ce 1er juillet, sont en effet passés à l’action. La grève a été suivie à 99 pour cent par les mini-bus qui assurent le transport du chef-lieu de la commune de Larbaâ Nath Irathen vers celui de la wilaya. Les taxis, qui mènent vers la commune d’Irdjen au nombre dépassant les 150 véhicules, sont tous garés, à leurs arrêts respectifs. L’affaire remonte à un mois de cela, lorsque la commune d’Irdjen a procédé à l’installation d’une multitude de ralentisseurs sur un rayon d’une dizaine de kilomètres. Ces ralentisseurs ont été jugés excessifs et très mal plantés, par ses transporteurs qui ne cessaient de le réclamer au président de l’Assemblée populaire d’Irdjen, par voie de requêtes dont nous citons quelques passages ; « Nous comprenons parfaitement votre souci de faire ralentir les usagers de la route traversant votre agglomération, néanmoins ces ralentisseurs ne sont pas réalisés conformément à la réglementation. Nous portons à votre connaissance que nos fourgons de transport de voyageurs avec la charge des passagers (vos ralentisseurs dos de chameau) touchent à chaque passage le châssis de nos véhicules. C’est pourquoi nous vous demandons de revoir cette réalisation conformément à la réglementation avec panneaux de signalisation ». Cette requête date du 9 juin 2006, et selon les transporteurs que nous avons sollicités, elle n’a eu aucun écho de la part du concerné, à savoir le président de ladite commune. A l’heure où nous écrivons, un bouchon énorme est provoqué par les transporteurs qui ont décidé de bloquer la circulation, pour protester contre le propriétaire d’un bus ayant décidé de ne pas participer à cette grève. A noter, enfin qu’une réunion d’urgence est prévue ce samedi après-midi, assemblant délégués de transporteurs et responsables de la commune d’Irdjen pour trouver une solution à cet épineux problème. En attendons, la population locale est totalement pénalisée, et la plupart d’entre elle n’ont pu effectuer leur déplacement quotidien vers leurs lieux de travail.

K. Fridi