A travers plusieurs quartiers de la ville, les habitants de Lakhdaria ne sont servis en eau potable que deux fois par semaine. Autrement dit les ménages n’ouvrent droit à cette denrée précieuse qu’une fois tous les trois jours. En fin d’après-midi ou en début de soirée, l’eau est servie en faible débit et durant quelques heures seulement. Ce sempiternel problème qui revient chaque été rappelle, si besoin est, que les autorités ne se sont jamais inquiétées de cette situation qui cause pourtant énormément de désagréments aux citoyens. Ces derniers, et devant la rareté du liquide vital, sont dans la majorité des cas contraints de se faire livrer une citerne d’eau moyennant 500 à 700 dinars, selon le lieu où l’on habite et la qualité de l’eau que contient le réservoir. Au fil des années et en période de grandes chaleurs notamment cette façon de faire (Acheter de l’eau par citerne) s’est établie comme une règle qui s’impose pour la majorité des quartiers de la ville. Mais ce qui augmente le courroux des citoyens subissant cette périodique pénurie d’eau potable, c’est beaucoup plus le fait que les autorités de la localité de Lakhdaria aidées par certaines associations et comités locaux avaient organisé il y a à peine quelques semaines une semaine de sensibilisation sur les MTH (Maladies à Transmission Hydrique). Alors une véritable campagne a été menée pour expliquer et montrer aux gens comment prévenir ce genre de maladies et éviter leurs éventuels dangers. Mais en aucun cas il n’a été question de comment prémunir la population des maladies quand celle-ci est privée d’eau, ni comment chasser les microbes et la saleté quand on n’a pas ce liquide pour se laver et lessiver ses effets. Cela dit, en lançant une telle campagne de « Sensibilisation », les autorités communales de la ville de Lakhdaria ont réussi à mettre la charrette avant les bœufs.
A. S.
