Si le Sida est présenté comme le fléau du vingt-et-unième siècle, c’est parce qu’il jouit d’une grande publicité, en fait, les maladies cardiovasculaires et le cancer tuent beaucoup plus et, plus que le sida, elles sont en progression dans beaucoup de pays. En Algérie, pour la seule année 2006, on prévoit 26 000 nouveaux cas de cancers à travers le territoire national. Cette maladie atteint tous les organes du corps, plus particulièrement le sein et le col de l’utérus chez la femme, les pou mons chez l’homme. Mais on note aussi une progression du cancer du colon, qui affecte, lui, les deux sexes. Stress, tabagisme, habitudes alimentaires et dégradation de l’environnement sont souvent évoquées comme causes de la maladie mais les mécanismes de déclenchement sont loin d’être élucidés. Si autrefois le cancer, en Algérie, a été synonyme de mort (le mot fait toujours peur dans les couches populaires), la maladie est aujourd’hui mieux prise en charge, voire guérissable quand elle est prise à un stade précoce. C’est pourquoi, l’une des préoccupations, des autorités est de renforcer les moyens de dépistage, dans le but de réduire non seulement la mortalité mais aussi les incapacités dues à la maladie. Pour cela, il est prévu la création d’un Institut du cancer, un service d’encologie pédiatrique et huit centres régionaux du cancer pour rapprocher les centres de soin des malades. Celui de la Kabylie sera implanté à Draa Ben Khedda et sera opérationnel dans trois années.
S. Aït Larba
