Sept longs mois se sont écoulés depuis les élections partielles du 24 novembre de l’année dernière, et l’APC d’Akbil est toujours dans la même situation de blocage, puisque à ce jour l’exécutif devant gérer les affaires de la commune, donc être près des citoyens, n’est toujours pas installé. Cette situation d’inertie de la part de autorités a conduit le parti FLN à réagir par une déclaration dont une copie nous a été remise. Elle fait état du blocage qui sévit au sein de cette APC suite au refus des élus de « céder de leur part » en s’en tenant à « Taghenant », et après plusieurs réunions entre les membres de cette assemblée, composée pour rappel de trois indépendants, deux élus RCD et deux élus FFS. Les élus de « l’opposition », se sont entendus pour former un bloc d’opposition et auraient, peut-être, accepté de dénouer la situation si les deux vices-présidences, ou la présidence leur avaient été accordées. Du côté du président de l’APC, issu de la liste des indépendants, le refus avait aussi été de mise, il n’avait cédé que sur un seul point, à savoir l’octroi de la 2ème vice-présidence à un élu RCD, ce que ces derniers ont refusé. La situation est restée telle quelle, même après une autre concession du président, à savoir lui et ses deux colistiers ont rejoint le RCD, mais les élus de ce parti et beaucoup d’autres militants ne l’ont pas vu d’un bon œil, ce qui a maintenu la situation au point zéro. Dans la déclaration du FLN on peut alors lire : « Dans ce brouhaha, l’administration devient en principe arbitre, conseille, surveille ou au moins applique la loi, toute la loi pour sauvegarder la démocratie et les intérêts de la population de cette pauvre commune. Nous venons d’apprendre que le chef de daïra de Ain El Hammam s’est substitué officiellement au P/APC pour gérer les projets de la commune ; pourtant, le P/APC a été bel et bien installé en présence de la population et quelle que soit la manière, vu la situation où il a été désigné ». C’est d’ailleurs le seul fait nouveau au niveau de cette commune, à savoir cette substitution du chef de daïra de Ain El Hammam au président de l’APC. Le 2ème fait marquant que nous avons constaté est la désignation par le même P/APC d’un faisant fonction de secrétaire général (l’ex-s/g de la commune étant l’actuel P/APC). Et au sujet de toute cette anarchie qui règne à l’APC, le FLN se pose plusieurs questions dans sa déclaration : « Peut-on savoir, aujourd’hui, pourquoi alors les listes de candidature comprennent-elles 11 membres ? La population a-t-elle élue le chef de daïra pour gérer les affaires de sa commune ? Y a t-il eu annulation du vote à Akbil ? Quels sont les rôles et les prérogatives des 6 autres membres de l’APC ainsi que ceux du président, « déchu » ou presque, et en silence ? » Le FLN d’Akbil est, selon sa déclaration, « convaincu que notre république a bien ses lois et règlements qui n’ont rien à envier aux démocraties universelles, qu’elles soient appliquées ! » De même que ce parti qui pour rappel n’a eu aucun siège, à Akbil, lors des élections partielles du 24 novembre dernier, par le biais de cette déclaration n’est pas pour cette substitution, et cela il le dit clairement : « Le chef de daïra (dont le siège est à 20 km), peut-il surveiller, contrôler, visiter les divers chantiers éparpillés à travers les 13 villages de la commune (à titre d’exemple Ait Ouabane est à 32 km de Ain El Hammam). » Le FLN, par la déclaration émise par la kasma d’Akbil termine par « soucieux de l’intérêt de notre population, nous militants du FLN ayant applaudi la victoire de nos concurrents le 24 novembre 2005, refusons aujourd’hui que les affaires de notre commune soient gérées par quiconque hors des personnes qui figurent sur les trois listes ayant obtenu des sièges dans ces élections, sachant que la population les a élus pour ça, et il n’y a que cette population ou la loi qui puisse décider du contraire ».
B. M. Hanna
