La situation qui prévaut au sein de l’université de la formation continue de Tizi Ouzou n’augure rien de rassurant quant à l’issue de l’année universitaire en cours. Après avoir paralysé leur centre depuis plus de deux mois, les étudiants comptent radicaliser leurs actions en vue de se faire entendre. Ainsi, après avoir occupé l’administration, les protestataires ont décidé de maintenir encore la pression dans le souci de faire valoir leurs droits. L’affaire de la non-reconnaissance du diplôme de DEUA en droit immobilier qui a fait couler beaucoup d’encre, continue de créer un véritable climat de suspicion dans les milieux estudiantins de la capitale du Djurdjura. Les étudiants de l’UFC, non convaincus jusque-là par les promesses des responsables, fournies à tous les niveaux, ont décidé de geler les examens. Donc, l’année universitaire s’achève à l’UFC de Tizi Ouzou, sans qu’on ait pour autant organisé les épreuves des EMD, fait inédit, du moins ce que l’on puisse dire, à l’UFC de la ville des Genêts où l’administration fait face à un problème colossal alors que les responsables de la tutelle n’ont, jusque-là, affirment les protestataires, pas songé à intervenir pour rassurer, du moins, ces pauvres étudiants qui ne savent plus ou donner de la tête. S’agit-il d’un rejet de responsabilité ? En tout état de cause, les étudiants concernés ne semblent pas prêts de lâcher prise « car, il est, disent-il, question de leur avenir ».
A. H.
