Tourisme et patrimoine

Les salons du tourisme ne manquent pas mais celui qui s’est tenu à la fin du mois dernier à Béjaïa, dans la Grande Surface du lac, est un peu particulier : il met en rapport, en effet, et sans doute pour la première fois, les spécialistes du tourisme, hôteliers, tours opérateurs et produits de l’artisanat. Les différentes destinations sont comme placées sous l’égide d’un pan du patrimoine : bijoux kabyles par ci, tapis mozabites par là, broderies d’Alger, dinanderies du constantinois… Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les destinations ! On connaît le tourisme culturel, place au tourisme artisanal lequel après tout, fait également la promotion du patrimoine culturel national. Sans oublier les aspects économiques de l’entreprise : c’est de l’argent pour les agences mais aussi pour les artisans, potiers, orfèvres, tisserands qui pourraient trouver ainsi des débouchés pour leur production. Depuis la sensible amélioration de la situation sécuritaire, les touristes étrangers sont de retour : le Sahara mais aussi les régions du nord reçoivent de plus en plus de visiteurs étrangers, et beaucoup, habitués à certaines destinations, découvrent avec émerveillement les richesses naturelles et artistiques de l’Algérie… Mais il n’y a pas que le touriste étranger à charmer : il y a aussi le touriste local qui voudrait bien, avant d’aller ailleurs, découvrir les richesses de son pays. Mais pour cela, il faut des structures d’accueil correctes, des moyens de transport qui ne soient pas trop chers… Qu’on ne dise plus : la Tunisie ou la Grèce, c’est moins cher que le Sahara ou la Kabylie…

S. Aït Larba