Les interrogations des fonctionnaires du pré-emploi et de l’ESIL

Si cette heureuse nouvelle d’augmentation des salaires de la Fonction publique a rejoint plus d’un, il n’en demeure pas moins que ces milliers de fonctionnaires exerçant dans le cadre du pré-emploi (universitaires) et dans l’emploi sur initiative locale (ESIL) s’interrogent toujours sur leur sort ! Seraient-ils concernés par cette hausse des salaires prévue à partir de ce mois ? Nul n’est en mesure de leur répondre pour l’heure surtout que leur rémunération reste encore et hélas, la plus basse. Doit-on rappeler qu’un ingénieur d’Etat travaillant dans le cadre du « CPE » à l’algérienne ne touche que 8000 dinars et qu’un licencié seulement 6000 dinars/mois ? Même topo pour ces jeunes qui exercent dans les collectivités locales avec ce salaire de la honte de 2300 dinars/mois. En somme, en suivant de près tout ce qui se dit dans la presse, ces « sous-fonctionnaires » n’ont trouvé aucun mot les concernant et c’est donc, incontestablement légitime, de s’interroger sur leur devenir dans la Fonction publique : « S’il y a répartition égale des richesses, celle-ci devra toucher tout le monde et sans discrimination aucune ! », dira un licencié en droit, travaillant dans le cadre du pré-emploi à Maâtkas. Une jeune fille travaillant dans le même cadre, dans la commune de Souk El Tenine, ne cache d’ailleurs pas ses appréhensions : « D’un côté, on annonce vouloir « sédentariser » les cadres de la Fonction publique très tentés par le secteur économique, de l’autre, on ne parle jamais de nous, sinon comment expliquer qu’au bout de notre petit contrat, on nous remercie pour aller voit ailleurs ? », s’est-elle indignée. En tout état de cause, tout le monde espère une meilleur considération pour ces milliers de jeunes qui ne perdent pas espoir d’être régularisés dans le cadre de l’élaboration du statut général de la Fonction publique et des statuts particuliers de chaque activité prévue pour le mois de septembre. « De grâce, ne nous oubliez-pas ! », semblent-ils clamer à l’égard des Pouvoirs publics et de l’UGTA.

Idir Lounès