l Après les scènes de joie, commencent pour les six cent soixante dix-sept candidats ayant décroché leur bac toutes les tracasseries administratives qui précèdent les véritables inscriptions. La première d’entre elles est de se présenter devant un cybercafé en vue d’avoir aussi bien son relevé de notes que les filières autorisées. Il faut dire que ce n’est pas facile. Car la plupart des futurs étudiants ne savent pas comment accéder au site. Ce qui leur complique davantage cette première phase est que jusqu’à hier, ils n’ont encore rien obtenu : ni l’attestation de réussite ni encore moins le guide du bachelier. Certes, ces préinscriptions qui se feront désormais uniquement par Internet réduiront les déplacements des bacheliers jusqu’à Tizi Ouzou, mais il n’est pas dit qu’ils savent tous maîtriser cet outil informatique. La plupart des candidats n’ont pas encore leurs relevés à quelques jours de la clôture des préinscriptions qui auront lieu du neuf au quinze juillet. Il ne faudrait pas aussi perdre de vue que le nombre de cybercafés n’est pas assez important pour faciliter cette opération. Les plus chanceux sont peut -être ceux qui résident en ville puisqu’ils pourront s’inscrire même la nuit. Rencontrée devant un club Internet, Samia une jeune bachelière qui disons-le ne maîtrise pas assez la langue française nous a avoué qu’elle n’était pas en mesure de faire les dix choix que lui confère la réglementation. « Nous n’avons rien entre les mains. Pour faire les choix, je suis incapable », a-t-elle ajouté. Effectivement tout comme cette interlocutrice, ils sont nombreux ceux qui commencent à sentir ces difficultés. En tous cas, en dépit de tous ces problèmes, nos bacheliers tenteront tout de même de s’acquitter de cette première procédure pour avoir une place à l’université. Il faudrait que chacun sache que la deuxième phase relative aux recours et confirmations se déroulera du dix-huit juillet jusqu’au vingt-sept du même mois, toujours par le biais de l’Internet alors que les inscriptions définitives vont continuer jusqu’à la fin du mois au sein des établissements où les futurs étudiants seront affectés. En dépit de tout cela, disons à tous ces bacheliers d’être encore patients.
A. O.
