Une dégradation volontaire des routes

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La route, qui traverse le village Mahfouda, dans la commune de Bouhamza, est dans un état de délabrement très avancé. Ses usagers trouvent d’énormes difficultés pour franchir des dizaines de dos d’ânes de plus de 50 centimètres de hauteur, fossés creusés sur la largeur de ladite route, et d’autres obstacles. Cet état de fait, n’est qu’un massacre volontaire de ces habitants qui ont agi de la sorte pour soi-disant alerter les pouvoirs publics pour négligence en abandonnant cette route après des travaux d’extension et de nivelage laissant des nuages de poussière investir les lieux au moment où l’eau se fait rare. Ceci s’est répercuté sur les commerces dont certains baissent rideau à chaque passage de ces véhicules qui roulent comme dans un rallye.Des transporteurs de voyageurs, assurant la navette quotidiennement, crient leur mécontentement et leur désagrément, pour la multitude de ralentisseurs implantés sans aucun respect de normes et en violation des lois et règlements. Sachant que l’implantation des ralentisseurs, telle que mentionnée dans le décret, n’est autorisée que par le wali dans les agglomérations.“Des hommes se sont battus depuis l’Indépendance pour amener l’Etat à goudronner cette route, aujourd’hui nous assistons avec consternation à sa destruction, y a-t-il une loi ?”, se révolte un vieillard.

Mourad Boughanem

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