Suite aux décisions prises lors du dernier conseil des ministres, Louiza Hanoune, porte-parole du Parti des travailleurs (PT) a animé hier, une conférence de presse au siège de son parti.Elle a tenu durant deux heures, à apporter des précisions quant à la position de son parti concernant les différentes intrigues de l’actualité politiques nationale. En commençant sa communication, par le sujet d’actualité portant sur l’éventuel retrait de la loi sur les hydrocarbures et la renationalisation de toutes les entreprises publiques. La porte-parole du PT a fait savoir une fois de plus que sa formation a été la première à dénoncer l’ingérence des puissances mondiale (USA, UE) dans les affaires de notre pays tant courtisé par les Occidentaux qui bénéficient encore de la bénédiction des institutions monétaires internationales )savoir le FMI et la Banque mondiale. Sur le sujet des amendements de la loi sur les hydrocarbures, Mme Hanoune du PT a déclaré solennellement qu’ils ne sont pas superficiels mais que ce sont des amendements de fond. Elle interpelle à cet effet, le président de la république à accélérer l’opération de la renationalisation des hydrocarbures, tout en faisant de Sonatrach l’unique représentant de la souveraineté de l’Etat pour quoi pas à 100%, (car la loi de 91 stipule 51%) contrairement à la loi de 2005 menée par (Chakib Khelil) qui dénationalise le secteur des hydrocarbures et qui a programmé la mise à mort de Sonatrach. En continuant dans le même sillage, notre interlocutrice a fustigé le fait que les agences de régulation des hydrocarbures chargées de la signature des taxes et contrats, c’est dans ce contexte qu’elle ajoute que « le statut de Sonatrach n’est pas privatisable et son capital ne sera jamais ouvert pour les multinationales. Et nous dénonçons vigoureusement toutes les politiques de pillage, replâtrage et bradage de nos richesses ». Mme Hanoune n’a pas omis de revenir sur la loi de finances complémentaire de 2006, en dénonçant une éventuelle participation des ONG dans la gestion des capitaux, tout en s’interrogeant « Est-ce cela une bonne gouvernance ? « . L’augmentation des salaires, la réconciliation nationale ont fait aussi partie de son exposé, elle a interpellé la chefferie du gouvernement à prendre en charge les familles victimes de terrorisme, les disparus, la réintégration des enseignants licenciés et le règlement des salaires impayés. Quant à la révision de la constitution, la porte-parole du Parti des travailleurs n’a pas voulu s’ingérer dans les prérogatives du Président, car « c’est à lui seul de prendre une décision » mais ajoutera que « si Bouteflika sollicitera les partis, c’est mieux ».
Ziyad Demouche
