l Les représentants des comités de quartiers et villages de la municipalité de Boumerdès ont été reçus hier en début d’après-midi par le chef de daïra.Après avoir refusé, la veille du week-end dernier de prendre langue avec ladite délégation (voir notre édition du 13/07/2006) la première responsable de la circonscription précitée a finalement accepté de prêter l’oreille à ses doléances.Les protestataires réclament en gros, une enquête sur les postulants au relogement dans les bâtiments en dur et l’assainissement des listes des bénéficiaires des chalets. Parlant au nom des agglomérations de Boukeroucha, Alléguia et d’El Kerma (ex-Figuier), les délégués en question s’insurgent contre les lenteurs concernant l’étude au cas par cas des dossiers de familles sinistrées à reloger. Et le chef de daïra leur a fait savoir, ont-ils rapporté, que sur 241 cas, quinze (15) nécessitent encore une enquête approfondie. Le droit au relogement n’est accordée, selon les pouvoirs publics, qu’aux familles sinistrées dont les bâtisses sont classées rouge 5 suite à l’expertise des services du CTC. Or, “on retrouve parmi les bénéficiaires des personnes originaires d’autres wilayas non touchées par le cataclysme”, s’indignent les protestataires qui seront cependant rassérénés après leur entrevue d’hier avec le chef de daïra. On souhaite également l’attribution de logis en préfabriqué aux familles démunies. “Nous avons recensé pas moins de 160 cas nécessitant un encadrement temporaire dans les chalets, dans le cadre de l’absorption de l’habitat précaire”, ont expliqué nos interlocuteurs.
Salim Haddou
