A travers toutes les communes du littoral, la saison estivale est prise en considération par les Autorités qui redoublent d’efforts pour réunir le maximum de conditions favorables aux touristes. Dans notre région, on a tendance à constater, ces derniers temps, plutôt le contraire. A titre d’exemple, dans la station balnéaire de Souk El Tenine, Ighzer Leblat, qui est un oued d’eaux usées, se déversant directement dans la mer Méditerranée, n’a pas été un cas d’inquiétude, alors qu’il dégage une odeur nauséabonde et est lieu attitré des serpents, rats et moustiques. Cet oued, situé à proximité d’une cité résidentielle (ex-cité ANP) qui compte quelque 200 habitants et près de 1 000 durant la saison estivale, n’a jamais fait l’objet d’un curage malgré les promesses faites aux résidants par le chef de daïra et les élus communaux. Malgré la présence de centre de colonies de vacances et de campings familiaux aux alentours, aucune autorité ne s’est inquiétée des maladies que peuvent engendrer les eaux usées stagnant à proximité de ces lieux, ni des éventuelles morsures de serpents ou de rats, sans compter, bien sûr, l’odeur nauséabonde dégagée. En outre, la cité longée par l’oued n’a pas été viabilisée et l’on a l’impression que l’APC de Souk El Tenine ne la considère pas comme partie intégrante de son territoire, du moment que même les ordures ménagères ne sont pas ramassées. Les habitants du versant sud-est de ladite cité ont construit avec leurs propres moyens un dépotoir du côté de la RN9 et y jettent leurs ordures en attendant que les services communaux passent les ramasser de temps en temps. « Nous ne comprenons pas l’attitude des autorités qui ne cessent de promettre sans jamais concrétiser », nous déclare Nordine H., habitant de la cité, qui rappelle que selon les élus un projet de dallage de cet oued est prévu, mais sans plus. Effectivement, ce serait une excellente idée que de curer cet oued et le couvrir tout en procédant à la viabilisation de cette cité résidentielle pour éviter une quelconque épidémie et peut-être même la fermeture de cette plage pour pollution.
A. Gana
