Comme il fallait s’y attendre, l’organisation des fêtes doit faire l’objet de débats dans les comités de villages, afin de mettre fin à l’anarchie et les dépassements dans certaines fêtes de mariage ou de circoncision. Le la vient d’être donné par Tajmaït d’Aït Hidja, qui après moults discussions, ont finalement adoptées certaines mesures. Primo, les fêtes doivent être carrément annulées en cas de décès annoncé et que sa veillée funèbre coïncide avec la fête. Au cas où celui-ci n’est pas encore annoncé, la fête peut avoir lieu. La consommation du vin, est également prohibée pendant la fête, selon M. Amar Djaroun, président de ladite Tajmaït, et ceux surpris en flagrant délit sont passibles d’une amende de 1000 DA, arguant du fait que l’alcool est la source principale de dépassement durant les fêtes. Notre interlocuteur ajoute que les gens non invités et auteurs de quelconque turbulence qui soit lors d’une fête, à l’intérieur qu’à l’extérieur de son village sera soumis en cas de dénonciation à la même somme. Quant au tapage nocturne causé par les disc-jockeys, leur utilisation n’est pas tolérée au-delà de 3 heures du matin et que le son doit être suffisamment diminué de sorte qu’il ne dérange pas le sommeil des citoyens, sous peine d’une amende égale ou supérieure à la somme de location de D. J. soit 5 000 DA. Ces mesures, par ailleurs, sont prises après des expériences déshonorantes vécues lors de fêtes ou de décès simultanément, et où des cas de dépassement ont été enregistrés. Elles seront en principe appliquées incessamment par les membres du comité des villages, qui regroupe les « tamen » de tous les villages de la commune, pour que son efficacité soit plus sentie et rentable. Dans le cas contraire, certains agissements ne font qu’approfondir le fossé creusé entre les citoyens et les villages. Et quand l’anarchie gagne les fêtes, le sens et le charme de celles-ci ne sera certainement pas de la partie;
Salem Amrane
