La commune de Barbacha, qui a bénéficié d’un budget PCD de 4,6 milliards de centimes, trouve du mal à concrétiser ses projets. L’argent seul ne fait donc pas le bonheur des Autorités qui ne cessent de lancer des appels d’offres pour la réalisation des travaux d’aménagement de quelques infrastructures délabrées et du réseau routier sans pour autant arriver à convaincre des entreprises spécialisées en la matière. Les entrepreneurs de la région ou d’ailleurs ne se bousculent pas pour arracher des marchés. Pire, ils ne répondent plus aux appels d’offres lancés. Le climat d’insécurité semble être la cause principale qui fait fuir les entrepreneurs dont certains ont déjà subi la vindicte populaire. Les « fuyards » craignent de voir leurs équipements pris en otage par des groupes d’habitants en colère. Les contestataires réagissent généralement à la lenteur dans la réalisation des travaux et quelquefois à la mauvaise prestation des entrepreneurs. Il n’y a pas si longtemps, un engin appartenant à l’APC a fait l’objet de confiscation dans un village de cette commune. Il a fallu une grande diplomatie pour retirer la machine des mains des auteurs de cet acte. Un précédent du même genre, qui a eu lieu il y a trois ans, dans un autre village, a poussé un entrepreneur des TP à mettre fin à son contrat avec l’APC avant même de mener à termes ses travaux. En somme, le manque de fermeté dans le suivi des travaux par les Autorités compétentes, l’absence de force de sécurité et le comportement bizarre de quelques citoyens qui font dans l’ingérence, sont vraisemblablement les maux qui mettent en panne le train de développement local de la commune de Barbacha. Ainsi, les dettes asphyxiantes contractées ces dernières années, l’absence d’assiette à bâtir et les entrepreneurs refusant de « conquérir » cette municipalité sont tous des obstacles qui hypothèquent l’essor attendu de Barbacha.
Nadir Touati
