Un projet d’assainissement à réhabiliter

Le projet d’assainissement par la voie de canalisation en béton réalisée en 2000 dans le but de drainer les eaux usées jusqu’à l’entrée sud-est de la ville de Kadiria présente des anomalies dans son étude primaire. Les eaux ne se déversent pas dans l’oued, comme prévu dans la fiche technique. Elles stagnent, vu que le niveau des canalisations est en-dessous de celui de l’oued. Le coût du projet est estimé à sept milliards de DA. L’entreprise chargée de sa réalisation avait effectué les travaux selon la fiche technique. Nous rapprochant des autorités locales de l’APC de Kadiria, le vice-P/APC, M. Toutah, nous dira : « La situation déplorable que vivent les citoyens nous préoccupe beaucoup. Nous avons fourni un dossier afin de réétudier et refaire une nouvelle fiche technique, revaloriser le projet en vue de résoudre ce problème qui menace la santé des citoyens. La wilaya nous a accordé un budget pour réaliser le projet, malheureusement, nous rencontrons une difficulté qui entrave le lancement des travaux. Il s’agit du gazoduc qui traverse le lieu. Les canalisations et le drainage présentent deux possibilités : soit les canalisations passent par-dessus le gazoduc, soit par-dessous. Néanmoins, la dernière est la moins bonne à réaliser car le problème d’évacuation restera le même ». En effet, les élus locaux souhaitent et envisagent de saisir les différentes directions en vue d’établir une étude dans ce sens avant de lancer l’avis d’appel d’offres. De retour au siège de l’APC, le P/APC ajoutera : « Nous envisageons de demander aux autorités compétentes de nous accorder le projet d’une station d’épuration à Kadiria. Ce projet très important s’il venait à être réalisé, résoudrait les problèmes se rapportant à l’environnement, à l’agriculture maraîchère et de saison car certains fellahs utilisent les eaux de l’oued pour arroser leurs vergers et leurs jardins. Il est à souligner que l’APC de Kadiria n’a pas de ressources et tout budget de fonctionnement est alloué par la wilaya », conclura-t-il.

A. Bouzaïdi