Décidément, nos municipalités n’arrêtent pas ces derniers temps de faire parler d’elles. Elles sont accusées, à tort ou à raison par leurs administrés de tous les maux : “détournement, mauvaise gestion, favoritisme”, etc. Les citoyens prenant désormais conscience du manque de prise en charge de leurs problèmes ou autres, depuis l’avènement de la presse indépendante, n’hésitent pas à les porter immédiatement à sa connaissance laquelle, à son tour, s’en empare pour les dénoncer. La commune d’Aït Agouacha, paisible localité située à trois (3) km environ à l’est de la ville de Larbaâ Nath Irathen et relevant de la même daïra est éclaboussée ces derniers jours par une affaire, qui n’a pas encore dit son dernier mot. Gardée plus d’une année sous couvert de discrétion, l’affaire a fini par éclater sur la scène publique locale, mettant à nu un “scandale” qui couvait au sein de cette institution. En effet, le P/APC issu du parti du FLN, majoritaire absolu dans cette assemblée serait “accusé” selon les informations en notre possession, de “détournement” de sommes d’argent appartenant à ses concitoyens. Le subterfuge élaboré par le maire, selon les mêmes informations, consiste à “conseiller” les bénéficiaires de l’aide à la construction durant les années 99/2000 à se désister de la 1re tranche par un reversement à l’APC, tout en leur promettant en retour de les faire bénéficier d’une autre aide plus conséquente, celle de 500 000 DA. Plus grave, dans une lettre explicative (dont nous détenons une copie) adressée par une “victime” aux autorités supérieures de la wilaya, le maire est “accusé d’empocher toutes les sommes en faisant croire aux bénéficiaires que l’argent est versé à l’APC”, lit-on dans cette requête. Dans un autre document remis à notre rédaction par la même personne, elle aurait déposé aux caisses de l’APC une somme de 80 000 DA contre un reçu daté du 3 avril 2005, délivré par l’ex-DEC et actuel président de l’APC, et depuis aucun centime ne lui a été remboursé dit-elle. Contacté à ce sujet pour entendre sa version des faits, le P/APC de cette localité ne l’entend pas de cette oreille. Tout en reconnaissant le fait que ce bénéficiaires a bien déposé cette somme mais surtout qu’elle lui a été restituée en contrepartie d’une décharge, sans pour autant préciser la date de remboursement. Nous avons demandé une copie de cette décharge pourtant promise, mais nous n’avons pu l’obtenir, malgré l’attente qui a duré deux jours.
S. K. S.
