L’Association des anciens élèves en vue

Le collège d’enseignement moyen baptisé au nom de Krim Rabah est le plus ancien de l’ex-commune mixte de Draâ El Mizan ayant couvert toutes les communes actuelles du versant sud-ouest de la wilaya de Tizi Ouzou. C’est au sein de cet établissement que des centaines de cadres ont été formés durant la période post-indépendances. En effet, de jeunes collégiens venaient de Maâtkas, et même de Makouda, pour étudier en régime d’internat. « C’étaient des moments inoubliables. Les études étaient pour nous ce qu’il y avait de meilleur », se souvient un ancien élève ayant fréquenté ce collège durant la période 1971 à 1975. Aujourd’hui, ils sont nombreux à garder de bons souvenirs. « Moi et mes camarades nous restions des semaines ensemble, sans rendre visite à nos parents. C’était trop loin de chez nous. On ne pouvait pas s’y rendre chaque semaine. Il nous arrivait des fois de rester deux mois à l’internat. C’était difficile pour un enfant de se séparer de ses parents et de son village, mais il fallait étudier car les études étaient la clé de voûte de toute réussite », se rappelle un autre ancien élève de Maâtkas, aujourd’hui professeur de français qui prépare sa retraite. Tout comme nos deux premiers interlocuteurs, d’autres ont cette nostalgie. « Après avoir regardé un match de la JSK au stade Oukil-Ramdane en 1973, nous rentrions à pied à Draâ El Mizan pour ne repartir à Makouda que deux mois après, voire trois mois », ajoute un troisième élève qui animait les fêtes scolaires au collège. Trente-six ans après pour certains, et trente-huit pour d’autres, des souvenirs leur reviennent en tête tout en faisant en parallèle avec les générations d’aujourd’hui, plus nanties en matière de moyens que la leur. En tout cas, ils sont tous unanimes à reconnaître que tout le personnel, allant du simple agent de nettoyage en passant par le corps enseignant, jusqu’au directeur, avait participé à forger leur personnalité. Les anciens élèves veulent lancer leur association. « C’est un rêve qu’il faudra réaliser », pense un initiateur de cette idée qui est prêt à rentrer en contact avec la Direction de l’établissement pour avoir les adresses des anciens camarades. « Il faudra concrétiser cet objectif », conclut-il.

Amar Ouramdane