Satisfecit des uns et colère des autres

l Assurément, le relief montagneux des villages de la daïra de Maâtkas ne semble guère faciliter la tâche aux employés de l’Algérienne des eaux (AEP) quand il s’agit de répartir équitablement l’eau à travers la circonscription. Si pour certains villages, on a le droit à ce précieux liquide un jour sur deux pour d’autres une fois seulement tous les trois ou quatre jours, certains villages perchés sur les hauteurs n’en bénéficient qu’une fois par semaine tout au plus. S’il est vrai que le phénomène de la gravitation y est pour beaucoup, il n’en demeure pas moins que la « discrimination » est là. En effet, si une sensible amélioration dans la distribution a été constatée au niveau des villages relevant de la commune de Souk El Tenine, ce n’est point le cas pour ceux de Maâtkas où les pénuries sont quasiment devenues légion. Pour pallier ce déficit en eau potable, certains ménages ont eu recours tout simplement aux puisatiers pour les réalisations de puits et fontaines, tandis que les autres, ils se rabattent sur la location des camion-citernes qui s’approvisionnent à partir du Plateau de Mechtras situé à 15 km. En tout état de cause, les débits propulsés par les pompes de Tassadort et de Mechtras demeurent toujours insuffisants pour satisfaire une population de plus de 50 000 habitants.

I. L.