Avec la nouvelle réglementation de la circulation sur les routes et le renforcement du dispositif pénal sanctionnant sévèrement les infractions, des centaines de permis ont été retirés. La peur du gendarme donne certainement à réfléchir à un grand nombre de chauffards, mais beaucoup aussi, une fois hors des zones contrôlées, retrouvent les mauvais réflexes : vitesse, dépassements non autorisés, refus de priorité, camions roulants à gauche… Résultats, il y a encore des accidents, des blessé et morts sur nos routes, moins qu’avant sans doute (les statistiques le montreront) mais c’est toujours des accidents de trop, des familles endeuillées ou des personnes handicapées à vie, lourde charge pour la société. Mais que faut-il faire pour ramener les chauffards à la raison ? Quel discours leur tenir pour leur expliquer que le code de la route n’est pas seulement à appliquer à l’entrée des barrages de police ou de gendarmerie ? On ne peut pas mettre un policier ou un gendarme à chaque coin de rue ou à chaque tronçon de route : le respect du code de la route est surtout une affaire de civisme, voire de conscience morale. Rouler à toute vitesse et renverser de paisibles passants n’est pas seulement un accident, c’est à dire un fait survenu au hasard’ d’une façon inopinée mais un meurtre, un homicide volontaire, un acte prémédité puisqu’on connaît les risques auxquels on s’expose et auxquels on expose les autres en faisant de la vitesse. Et ce ne sera pas les regrets ou les dédommagements matériels qui laveront la conscience morale du coupable. Les nouvelles dispositions du code de la route sont, il n’ y a pas de doute, une mesure salutaire, mais pour les rendre efficaces et mettre fin à l’hécatombe, il faut, une prise de conscience des utilisateurs de la route…
S. Aït Larba
