La saison estivale est synonyme de vacances et de célébration de toutes les fêtes, mariages, circoncision… Les caméramen, photographes et disc-jockey qui prolifèrent chaque année à la même période sont loin de chômer, soit en proposant directement leurs services à l’aide d’affiches publicitaires placardées un peu partout, en ville et dans les villages, soit recommandés par des amis ou des proches à une clientèle éventuelle. Malheureusement, de nos jours, l’amateurisme a pris le dessus sur le professionnalisme. Une jeune mariée qui venait de convoler en justes noces dans un village de Larbaâ Nath Irathen, il y a une semaine, l’a appris à ses dépens. Sur une dizaine de pellicules de 36 poses chacune, la photographe qu’elle avait engagée n’en a réussi que la moitié, nous a-t-elle confié, folle de rage. Et d’ajouter : « En plus, elle a trouvé le moyen de me facturer son déplacement ». Comble de malchance, même la camérawoman dépêchée d’Alger pour la circonstance, dont ses amies lui avait vanté pourtant les mérites, n’a pas été non plus à la hauteur, nous a-t-elle fait savoir. « Le film de la cérémonie », dira-t-elle encore, « est lamentable », coupures, couleur sombre, mauvais cadrage, etc. Tout cela sur fond de musique du naufrage du Titanic. « J’espère que ce n’est pas un mauvais présage pour les jours à venir », ironise la nouvelle mariée. En plus du travail bâclée, le jour de la fête, la camérawoman était pressée de partir conclut la jeune femme déçue. Décidément, de nos jours, on aura tout vu !
S. K. S.
