Dégradation du mobilier et des infrastructures scolaires

L’établissement Medrar-Arezki, la plus ancienne école primaire sise au chef-lieu de la commune de Yakouren, est dans un état vraiment piteux et fait face à une myriade de problèmes : murs fissurés, clôture inexistante et absence de sécurité. En dépit de quelques retouches effectuées après le séisme, il garde toujours un aspect qui renseigne sur le degré de délabrement vu les dégradations qu’il subit et continue de subir. Les infrastructures scolaires sont en quasi-totalité détériorées et vétustes : portes et même les tableaux ne sont pas épargnés dont la surface reste irrégulière et rayée donc impossible d’écrire dessus. En plus, les tables et les chaises rudimentaires remontent aux années 70. Présentement, les potaches semblent très conscients que leur établissement n’est pas le centre d’intérêt des responsables locaux. Cette école primaire dispose d’une seule cantine exiguë pour abriter ses 230 demi-pensionnaires et 170 élèves du primaire Frères-Mehaddi, donc le service est assuré en bis. Il est à noter que ce réfectoire s’est trouvé à maintes fois en pénurie de propane car, pour s’en approvisionner, il faut avoir une autorisation de la gendarmerie nécessitant toute une démarche. A défaut, les élèves sont servis en repas froids. Le plus grave de tout cela, c’est incontestablement la décharge publique placée intentionnellement et ce au vu et au su de tout le monde (devant le portail principal de l’établissement) obstruant ainsi l’entrée d’où se dégagent des odeurs répugnantes. La défaillance des services concernés a provoqué l’entassement des ordures et sachets noirs déversés par les chiens errants présentant un authentique danger pour les mômes qui s’interrogent : les autorités locales sont-elles conscientes de cette menace ? En effet, l’établissement reste, nonobstant ces difficultés et tracasseries, le paradigme qui fournit des parangons d’excellences avec un taux de réussite qui dépasse 50%. Chose qui a été confirmée par les enseignants du CEM Frères-Chemam de la commune. Il est temps que l’Etat dégage une enveloppe financière et donne les moyens nécessaires afin de restaurer toute cette structure devenue une réelle écurie.

Rabah Kareche