Se rendre au marché est un exercice pénible

Pouvoir faire le plein d’un panier de provisions, en fruits et légumes et d’une petite quantité de viande est devenu un exercice pénible et aléatoire. En effet, à l’image d’Alger et un peu partout en Algérie, il a été enregistré une flambée des prix sur les marchés. A Aïn Benian, par exemple, les prix des fruits et légumes connaissent une hausse notable sur le marché situé à proximité de la cité dite Belle-Vue. A titre indicatif, la pomme de terre est passée à 35 DA, alors qu’elle ne dépassait pas les 20 DA dans certains marchés d’Alger. La tomate varie entre 30 DA et 40 DA, selon la qualité. Les haricots verts sont « taxés » à 60 DA au même prix que la salade verte qui ne dépassait pas les 20 DA, il y a quelques semaines de cela, et les poivrons sont à 40 DA. Pratiquement, aucun produit n’a été épargné par cette augmentation. Cependant, comparativement au marché du Ruisseau situé au centre d’Alger, les prix proposés hier, n’ont pas vu cette courbe ascensionnelle puisqu’ils ont enregistrés 8 DA pour la courgette, 20 DA la pomme de terre,30 DA pour les haricots verts, et les poivrons à 25 DA. Quant aux fruits, beaucoup de familles ont mis une croix dessus. La banane a, de nouveau, atteint les seuils de 100 et 120 DA le kilogramme alors que les raisins s’offrent, approximativement, au prix de 80 DA à 90 DA, Manger des pommes ? A raison de 140 DA le kilogramme, cela devient un véritable luxe. Les seuls fruits qui sont à la portée de tout le monde en ce moment restent la pastèque et le melon qui sont proposés à 20 DA et 30 DA le kilogramme. Et si par malheur un pauvre citoyen tente de s’offrir un kilo de banane ou de raisins à bas prix, pour pouvoir offrir à son corps les vitamines dont il a besoin, sera au contraire victime d’une intoxication ou d’une diarrhée qui lui coûtera les yeux da la tête.

Kahina oumeziani