Le calvaire du… bâclage

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Finalement et comme signalé et dénoncé par plusieurs articles à travers les colonnes de La Dépêche de Kabylie et devant le danger réel qu’encourent les usagers du tronçon de la RN 30 entre M’chedallah et Saharidj en slaloment entre les gros engins de travaux publics pour se frayer un passage, les autorités locales élargissent enfin en fermant ce tronçon à la circulation procédant à sa déviation sur la route secondaire Ighzer Bouzel via le village Ath Yavrahim, malheureusement cette opération a été effectuée dans la précipitation et l’anarchie usant de bâclage. Les initiateurs de cette tardive déviation ont mis “la charrue devant les bœufs”.En effet, depuis bientôt huit mois que ce projet de modernisation de la RN30 a vu le jour en lançant, ceux des responsables concernés par la circulation routière, qui ont eu largement le temps de rectifier cette route secondaire par de simples retouches en prévision de son inévitable utilisation pour permettre d’un côté à l’entreprise qui intervient sur la RN de travailler à l’aise et aux milliers de ses usagers de se déplacer en toute sécurité sur cet axe. Cette route secondaire au vu de son état actuel est tout simplement impraticable entre la ville de M’chedallah et le village d’Ath Yavrahim sur une distance de trois kilomètres, pour éviter ce tronçon qui présente des descentes à 120° par endroits avec des virages en épingle à cheveux comportant d’effroyables nids-de-poule, ces milliers d’usagers empruntent une piste forestière aménagée entre le lieudit Aachayvou à partir de la RN 30 et Ighzer Bouzel où elle rejoint la route secondaire sur une distance frôlant les trois kilomètres. La densité de la circulation et la sécheresse aidant, cette piste en terre battue a fini par prendre la forme d’un… bourbier sec et c’est la tempête permanente de poussière soulevée par les véhicules qui s’en recouvrent copieusement les uns les autres et tout l’itinéraire est pris dans un nuage de poussière digne d’une tempête du grand sud, jusqu’à la dense végétation située sur les deux bords de cette piste composée d’arbustes de pins d’Alep sous forme d’une très belle pépinière qui paye les frais de cette lamentable situation.A noter que les travaux de modernisation ne sont qu’aux 3/4 de leur réalisation et que le calvaire des routiers n’est pas près de connaître son épilogue et durera jusqu’à la fin de l’automne, la boue et l’état marécageux de la piste prendront le relais dès les premières averses de l’hiver, la route deviendra carrément impraticable. L’esprit prévisionnel ne semble pas être le point fort de ceux qui suivent et gérent ce projet d’envergure.

O. S.

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