l La commune de Draâ El Mizan est sans doute l’une des communes où manquent le plus les infrastructures culturelles. Avant de développer le sujet, disons qu’avec ses quarante mille habitants, cette ville ne possède même pas de centre culturel pourtant tant réclamé par le mouvement associatif et les jeunes en général. Aujourd’hui, soulignons si besoin est que la maison de jeunes Mansouri-Arezki propose des activités, mais c’est plutôt son éloignement qui constitue un handicap pour les personnes intéressées. D’ailleurs, depuis la fin des années 80, les responsables d’associations n’ont cessé de réclamer un centre culturel digne de ce nom. La dernière démarche initiée dans ce sens a été prise en main par le mouvement dénommé « Ligne du premier Novembre » qui aurait lancé une pétition pour récupérer l’ancien palais de justice et en faire un centre culturel. Cependant depuis, aucune suite n’a été donnée à ce sujet. Au grand bonheur des bibliophiles, on vient d’apprendre que la municipalité tout comme beaucoup d’autres vient de bénéficier du projet de réalisation d’une bibliothèque communale. Certes, c’est encore au stade d’études techniques, mais il y a lieu tout de même de dire que c’est un premier pas. Pour en savoir plus nous avons pris attache avec le maire de Draâ El-Mizan qui nous dira : « Effectivement, notre commune a bénéficié d’une bibliothèque communale. Le choix du terrain a été fait. Elle sera normalement implantée sur le site situé à proximité du lycée Ali-Mellah. Il y a eu une réserve par rapport à l’accès de secours du lycée », Hamou Didouche ajoutera que cette réserve sera levée car on peut changer cette sortie de secours. « Le lycée Ali-Mellah est assez vaste, si bien qu’on pourra aménager une autre porte de secours », a conclu notre interlocuteur. La réalisation de cette bibliothèque viendra à point nommé pour aider tous ces collégiens et lycéens à y trouver les livres dont ils ont besoin. Il est attendu des autorités locales d’accélérer les procédures, en vue de concrétiser un tel projet dont on ne peut compter les bénéfices.
A. O.
… et à Ait Yahia Moussal Tout comme les autres communes déshéritées de la wilaya, la commune rurale d’Ait Yahia Moussa connait un grand retard dans la réalisation d’infrastructures culturelles. Certes, la maison de jeunes rend de nombreux services à la région, mais vu le nombre important de la population, elle demeure insuffisante, surtout que la plupart des village sont situés hors du chef-lieu. Même si la direction de la culture, notamment depuis la désignation à sa tête de M. El Hadi Ould Ali, ne ménage guère ses efforts pour doter les associations en livres, il n’en demeure pas moins que sur le plan des constructions, il n’y a pas grand-chose, car le mouvement associatif dans toute sa composante souffre du manque de locaux. En tout cas, il y a un grand espoir de voir ce volet se développer. La commune d’Ait Yahia Moussa vient en effet de bénéficier d’une bibliothèque communale. En dépit du manque de foncier public, les Autorités locales ont pu tout de même dénicher une petite « poche » vide à proximité du centre culturel pour servir de site à ce projet. Tout comme à Draâ El Mizan et dans d’autres localités, le choix du terrain a été fait. Les amoureux du livre attendent que le projet soit lancé dans les meilleurs délais possibles pour pouvoir assouvir leur soif de lire. Quelle que soit l’avancée du multimédia, le livre gardera toujours une place prépondérante dans la formation de l’individu. En attendant la réalisation de tous ces projets, il est grand temps de relancer les bibliobus qui devraient en principe sillonner même les villages les plus reculés. Dans la localité d’Ait Yahia Moussa, il est attendu le lancement de foyers pour jeunes, car une bibliothèque ne suffira pas pour toute la population juvénile de plus de quarante villages.
Amar Ouramdane
