Depuis trois à quatre mois environ, la route reliant le chef-lieu de la commune de Saharidj au village Aggache connaît un trafic jamais égalé. Cette route fraîchement réalisée, longe cette importante agglomération, dont la majorité des habitations se situent tout le long, séparées seulement par un fossé sans trottoirs ni sécurité. Beaucoup de ces maisons donnent directement sur cette route et pour certaines, le bitume de la chaussée constitue le pas de leurs portes. Aussi, il n’est pas rare de voir un enfant en bas âge échappé à la surveillance de ses parents ramper sur la route ou titubant tenant à peine sur ses jambes, c’est un miracle que jusqu’à présent, aucun accident n’a eu lieu dans ce village. La route étant bordée par toutes sortes d’arbres touffus, la visibilité des conducteurs devient quasiment nulle, portant à quelques mètres seulement. Le danger s’est multiplié depuis le lancement de plusieurs projets dans le village. La nécessité de l’aménagement de ralentisseurs est urgente sur cette route “guillotine”. A signaler qu’avant d’atteindre le village, cette route secondaire traverse toute la partie sud du centre de Saharidj en quittant la RN 30. En plus des habitants nombreux, ce village comprend aussi une forte concentration animale, l’agglomération étant à vocation agricole, le danger sur cette route est omniprésent et permanent, un cas sur lequel doivent se pencher sans retard les autorités locales. Notons enfin qu’aucune plaque de signalisation routière, telles que celles limitant la vitesse ou l’entrée d’agglomérations n’ont accompagné la réalisation de cette nouvelle route.
O. S.
