Cap sur le recyclage des cadres des finances

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En visite hier à l’Institut supérieur de la gestion et de la planification (ISGP), rattaché depuis quelques mois au ministère des Finances, le ministre de la tutelle, Mourad Medelci est revenu sur la nécessité d’assurer le recyclage et le perfectionnement des cadres de l’administration du secteur économique et financier. Medelci estimera que l’Etat qui a grandement besoin d’un nouveau système de planification basé sur la réalité et la précision de l’information, mettra le paquet pour impulser cette notion dans l’amélioration de la qualité d’encadrement. En ce sens, il expliquera que les instituts de formation financière et économique, comme cela a été le cas pour ceux des Impôts, des Douanes et des Domaines feront objet d’étude et d’analyse afin d’évaluer les besoins en formation dans ces créneaux et d’œuvrer à la satisfaction de la demande. Le premier responsable des finances ajoutera que ces instituts travailleront en étroite coordination et en totale cohésion et seront chapeautés par le ministère des Finances qui mettra à leur disposition toutes les facilités nécessaires, à même de moderniser le secteur et d’exploiter d’une manière optimale les potentialités qu’il recèle. Il dira que cette réactualisation des programmes de formation et leur adaptation au contexte économique mondial aidera l’Algérie à dépasser la phase transitoire qui n’a que trop duré et permettra de lever un peu la pression sur le secteur des hydrocarbures en rentabilisant davantage les autres secteurs d’activités. Même si le ministre reconnaîtra que les capitaux existent et que la situation financière du pays est très bonne, il n’omettra pas de signaler que les cadres algériens qui étaient forts dans l’ancien système de la planification centralisée, ont montré des faiblesses dans ce nouveau système en vigueur dans le monde.Mourad Medelci notera également que d’ici 2009, un programme qui comportera pas moins de 20 000 formations sera réalisé en faveur de cadres de l’administration économique et financière. De son côté, un responsable de l’ISGP a fait savoir que son école dispense 20 000 heures de formation par an alors que les besoins du marché et les demandes des entreprises en matière de formation financière sont évaluées à 20 millions d’heures. Une demande potentielle qu’il faudrait transférer en demande solvable avec un réel travail de prospective et de planification.Les journalistes qui se sont spécialisés dans les écrits économiques seront, selon les dires du ministre, les premiers bénéficiaires de ce programme de formation afin de mettre entre leurs mains les matériaux qui leur permettront de mieux analyser et surtout de mieux diffuser l’information économique.

H.Hayet

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