Hygiène, dites-vous ?

Force est de constater que l’hygiène demeure un vain mot au niveau du marché hebdomadaire de la ville de M’chedallah. Le jour même du marché qui se tient chaque mardi, tout est mis sens dessus dessous et les déchets ne cessent de s’amonceler au fur et à mesure que les marchands écoulent leurs marchandises. Ces derniers qui ne se soucient nullement de la propreté sur leurs lieux de travail, ne se gênent pas non plus pour laisser leurs détritus sur place et qui finissent par former, en fin de compte, un vrai dépotoir à ciel ouvert. Ainsi donc, ces conditions laissent vraiment à désirer, surtout quand on sait que des gargotiers d’occasion se mettent de la partie et se permettent de servir leurs plats et autres sandwichs sous des tentes de fortune crasseuses dépourvues du minimum d’hygiène. C’est dire que les amateurs de ces lieux en auront vraiment pour leur argent. Pis encore, et malgré les interdictions et autres mises en demeure signifiées expressément, et en tous lieux par les services d’hygiène, l’espace réservé aux bouchers continue de fonctionner comme au bon vieux temps, la viande est tout simplement exposée à l’air libre dans le mépris total des conditions d’hygiène requises. Le constat es le même pour les vendeurs de sardines et autres marchands de poulet qui, tout en faisant fi des règles d’hygiène, accomplissent leurs besognes sans que personne ne les inquiète. En somme, c’est là une réalité qui ne doit pas échapper aux services d’hygiène qui doivent veiller incessamment sur la salubrité publique et par là-même sur la santé des citoyens. Des meures coercitives doivent être impérativement prises afin de mettre un terme à ces dépassements qui ne manqueront pas d’engendrer des conséquences pour le moins catastrophiques.

Lyazid Khaber