l Au moment où le livre se vend de moins en moins aussi bien – surtout – en Algérie qu’en Europe, il reste tout de même des personnes audacieuses qui ont le courage d’investir dans le domaine le moins porteur matériellement et le plus porteur spirituellement, le livre. Parmi elles, figure Ali Oubellil, qui a décidé de faire du livre son activité « de chevet ». Il vient d’ouvrir une librairie « L’Illiade » non loin du siège de la daïra de Tizi Ouzou. La librairie, excellemment aménagée, propose des livres qu’on ne trouve pas forcément ailleurs. Oubellil, qui a déjà une grande expérience dans le livre avec sa maison d’édition L’Odyssée, fera sans doute un long et riche parcours. La maison d’édition L’Odyssée a à son actif de nombreux livres, entre autres : La fiancée du soleil (Abdelkader Chemini), Tanekra (Rachid Si Ahmed), Florilège de poésie kabyle (Boualem Rabia)…
A. M.
Disponibles en librairiel Le lecteur pourra trouver au prix accessible de 600 DA, quatre romans initialement édités en France, et récemment republiés en Algérie par les Editions Sedia, et ce dans la majorité des librairies importantes de Tizi Ouzou. Il s’agit de L’attentat de Yasmina Khadra, Mes mauvaises pensées de Nina Bouraoui, Mes Hommes de Malika Mokkedem et un recueil de nouvelles de Anouar Benmalek. Une autre nouveauté, un recueil de chroniques du célèbre écrivain brésilien Paulo Coelho est aussi disponible au prix de 350 dinars. Un livre riche en enseignements spirituels et rédigé avec le style simple et agréable qu’on connaît de l’auteur de l’Alchimiste.
A. M.
La Fondation Nobel ne va pas retirer le prix attribué à Grassl La fondation Nobel a indiqué mardi qu’elle n’envisageait pas de retirer le prix de littérature attribué à l’écrivain allemand Günter Grass en 1999, après ses récentes révélations sur son enrôlement dans la Waffen-SS. « Les décisions concernant les prix sont irréversibles », a déclaré à l’AFP le directeur de la fondation suédoise Michael Sohlman. La Fondation Nobel n’a jamais retiré un prix qu’elle a attribué, en 105 ans d’existence. Wolfgang Börnsen, chargé des questions culturelles au sein de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), en Allemagne, a affirmé lundi au quotidien allemand Bild que Grass devrait rendre sa récompense. L’auteur de « Tambour » (1959) a révélé pour la première fois ce week-end avoir été enrôlé dans la terrible unité d’élite nazie à la fin de la guerre, à l’âge de 17 ans. Ces informations doivent être détaillées dans une autobiographie publiée en septembre (« Beim Häuten der Zwiebel », « En épluchant les oignons »). Jusqu’ici, Günter Grass, aujourd’hui âgé de 78 ans, affirmait seulement avoir fait partie de la défense antiaérienne, la flak (Fliegerabwehrkanone), en 1944, avant d’être fait prisonnier par les Américains jusqu’en 1946.
Naguib Mahfouz gravement malade l Le lauréat du Nobel de littérature 1988, l’Egyptien Naguib Mahfouz, a été placé dans une unité de soins intensifs dans un hôpital du Caire, où son état est considéré comme « critique ». Selon une source hospitalière qui a requis l’anonymat, Mahfouz, 94 ans, a été transféré lundi dans cette unité de l’hôpital de la police du quartier d’Agouza, après une dégradation de son état de santé. « Sa situation est critique mais stable », a indiqué cette source, précisant qu’il souffre d’une insuffisance rénale et d’une pneumonie, avec des augmentations de son rythme cardiaque et du taux d’acidité sanguin. Selon un de ses proches qui, également a demandé à ne pas être nommé, M. Mahfouz est sous perfusion depuis une semaine. Il avait été hospitalisé le 16 juillet, après avoir trébuché et s’être blessé à la tête. C’est dans ce même hôpital que Naguib Mahfouz, qui a toujours prôné la tolérance et la modération, avait été admis après avoir été victime d’une tentative d’assassinat en 1994 par des islamistes. Né en 1911 au Caire, il est l’auteur d’une cinquantaine de romans, dont la trilogie « L’Impasse des deux palais », « Le Palais des désirs » et « Le Sucrier ».
