Des cartes monétiques pour le corps enseignant

Après les travailleurs des postes et télécommunications, et après une période relativement brève, ce sera au tour du corps enseignant de connaître les bienfaits de l’usage de la carte monétique. Bientôt, les chaînes interminables, harassantes, soulevant parfois l’ire de quelques-uns, qui se formaient dans l’enceinte des bureaux de postes situés notamment au sein des villes très fréquentées, à l’instar de celui de Sidi Aïch, ne seront que le souvenir d’un temps désuet, et cela grâce aux performances de la technologie dont la vulgarisation cadre avec la face rayonnante des choix économiques et politiques. En ce sens, et d’un point de vue aussi bref que général, le développement des nouvelles technologies et l’intégration de leurs produits ou outils dans la vie courante s’effectue à pas de géant, et chaque nouvelle « trouvaille » tend à se banaliser, tandis que les usagers n’ont qu’un seul choix, celui de s’adapter et d’ »apprivoiser » les nouveaux outils sous peine d’être à la traîne par rapport à un temps qui d’ailleurs n’a guère la faculté d’attendre. Retour au vif du sujet, et dans la commune de Tifra, les cartes monétiques destinées aux travailleurs de l’éducation sont parvenues au bureau de poste du chef-lieu communal, sans toutefois que leur distribution ne soit encore effectuée, car explique-t-on, les contrats qui leur sont relatifs (chaque contrat porte le matricule de la carte qui lui est liée, et limite le montant du retrait à chaque usage) sont restés par omission au centre des chèques postaux, leur envoi est donc attendu, pour pouvoir commencer l’octroi des dites cartes au niveau du même bureau de poste. L’attribution des cartes monétiques se fera progressivement pour les travailleurs des autres secteurs, il est certain que le distributeur automatique de billets de banque situé à l’extérieur de la poste de Sidi Aïch, ne chômera pas dans les prochains jours avec l’adaptation des usagers à la nouvelle donne, et les employés de la même poste pousseront à juste titre un ouf de soulagement, car la grande affluence des usagers génère aussi une pression et une fatigue intenses aux employés appelés chaque fois à gérer la situation.

Youcef Nadour