l Depuis le début de l’été, les forêts des localités situées entre babor (Sétif), Laâlam (Béjaïa), Sidi Abed (Ziama) ont été la proie d’incendies sur leurs différents versants. Le plus important a été enregistré le début de ce mois, dans les maquis avoisinants les villages d’Aït Ali, Bougharda, toute localités de Ziama. La hausse de la température aidant, les flammes ont complètement ravagé des dizaines d’hectares de la flore constituée d’arbustes et de pins plantés, il y a plusieurs années, par les services forestiers.Ce feu dont les flammes étaient visibles, depuis le chef-lieu des deux daïras, à savoir El Aouana (Jijel) et Souk El Tenine (Béjaïa), a rendu l’air irrespirable pour les riverains, notamment ceux du village de Sidi Abed. De plus, à cause de l’avancée impressionnante des flammes, cet incendie a détruit plus d’une centaine d’oliviers plantés à proximité de la forêt nous dit Dda Moh un patriote qui participe à des ratissages avec les forces combinées des corps de la Sécurité nationale dans ces maquis.Pour le moment, selon le décompte fait par les citoyens, c’est le septième incendie enregistré dans la région de Ziama. Cette situation a ouvert la voie à des spéculations quant à l’origine des incendies et ce, en l’absence d’enquêtes des services concernés.Pis encore, les citoyens qui ont désertés ces localités à cause de la décennie noire qu’a connue le pays, mais qui restent en contact permanent avec leurs maisons et leurs biens déplorent aussi l’inexistence de moyens au niveau de l’unité de la Protection civile de Laouana pour circonscrire les feux de forêts qui généralement finissent par s’éteindre d’une manière naturelle. En somme, les populations qui vivent à la lisière des forêts doivent prendre des dispositions pour éviter d’éventuelles catastrophes, comme ce fut le cas en 1983 dans presque tous les villages des trois wilayas, à savoir Béjaïa, Jijel et Sétif.
Sid Ali Djenane
