Le singe magot, une menace pour les cultures maraîchères

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Les villages limitrophes de la réserve naturelle du Parc national du Djurdjura connaissent, depuis des années, un envahissement presque quotidien des singes magots, notamment sur les parcelles de terrains appartenant à des arboriculteurs et les cultivateurs de cultures maraichères. Dans la commune de Boghni, à titre d’exemple, les villages d’Ait Ali, de Mehvane et d’autres hameaux de la localité d’Ait Kouffi, les dégâts recensés par les services forestiers sont énormes, vu les déclarations dûment répertoriées par les propriétaires. Il est fait état dans celles-ci de saccages d’arbres fruitiers, tels que les figuiers, cerisiers, pruniers… par des groupes de singes dont la population ne cesse de s’accroître ces dernières années.Il faut dire que l’abandon des terres à cause de la situation sécuritaire qu’a connue la région a beaucoup favorisé l’avancée de cette espèce d’animaux vers des zones situées en dehors de leur territoire habituel.En outre, la prolifération des décharges sauvages à proximité du parc naturel a amplement contribué à attirer la faune sauvage vers les groupes d’habitations.De ce fait, l’amélioration de la situation sécuritaire aidant, il y a un retour progressif des citoyens vers les champs jusque-là abandonnés, mais malheureusement ils ont vite déchanté en découvrant l’ampleur des dégâts sur les cultures.Actuellement, malgré les plaintes adressées à la direction des forêts pour une éventuelle indemnisation, rien n’incite à la satisfaction d’un tel droit, car, estime-t-on du côté des responsables du Parc national du Djurdjura, “aucun cadre juridique n’est disponible pour que les plaignants prétendent à recevoir des dommages et intérêts. Dans ce cas, il faudra que le ministère de l’Agriculture et du Développement rural promulgue une loi portant sur l’indemnisation des dégâts causés par les animaux protégés sur les propriétés privées, afin de mettre fin au vide constaté actuellement concernant cela”.Enfin, il faut signaler que les autorité locales des communes de Boghni et d’Assi Youcef mettent tout en œuvre pour endiguer le phénomène de la prolifération des dépotoirs anarchiques, installés délibérément par des riverains autour du Parc national du Djurdjura, sans mesurer les conséquences de la dégradation de l’environnement dans la région.

M. Haddadi

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