Les travaux de modernisation de la RN5 qui longe la wilaya de Bouira sur 101 km engendrent un désagrément et une anarchie totale dans la circulation routière en cette période estivale de grande affluence. En effet, cet important axe routier, qui relie Alger aux wilayas de l’est et le sud-est du pays, est quotidiennement emprunté par quelque 40 000 véhicules, et les localités d’Aomar, El Esnam et plus ou moins Bechloul sont fréquemment saturées par une intense circulation même sans qu’il y est de quelconques travaux engagés. Or, depuis l’entame des travaux en juillet dernier, des automobilistes ont vécu un véritable calvaire après s’être retrouvés coincés dans d’interminables bouchons de circulation, sous un soleil de plomb à cause de la conduite aussi dangereuse qu’irresponsable de certains conducteurs zélés qui font abstraction au code de la route en doublant à gauche, à droite, empruntant des sentiers, pistes et des champs, même le tronçon autoroutier (Est-Ouest) en plein chantier, n’est pas épargné, les éléments chargés de la sécurité ont du mal à empêcher certains automobilistes indisciplinés de franchir la voie non encore achevée, usant même de leurs armes en tirant des tirs de sommation mais en vain. Il faudrait être armée de patience pour réussir ce véritable test psychologique. En revanche, des voyageurs cachent mal leur désappointement devant cet état de fait en s’interrogeant pourquoi les travaux ne se feraient pas durant la nuit où la circulation routière est plus ou moins fluide. Un autre connaissant bien la région qualifie d’irresponsable la façon dont les travaux sont effectués, même si en parallèle, il estime que c’est bien de refaire la RN5 qui se trouve dans un état de délabrement avancé, mais qu’on aurait pu orienter les automobilistes à utiliser la route de Selim qui transite par les localités de Semmache, Ath Yekhlef et Haïzer ou laisser au moins une seule voie sur la RN5… Ceci étant, depuis quelques jours, des barrages de la Gendarmerie nationale ont fait leur apparition et sont repartis sur des points jugés sensibles, à l’exemple de l’intersection d’Ahl Kseur, route de Tikjda sur Semmache et près d’El Adjiba en dépit de cela les accidents de la circulation sont fréquemment signalés.
Rayane B.
