Crimes contre l’environnement

Comme les délits contre les personnes et les biens, les délits contre l’environnement sont une réalité qui s’affiche. Rien que pour la wilaya d’Alger, la cellule de protection de l’environnement de la Gendarmerie nationale a enregistré, pour le premier semestre de l’année en cours, pas moins de 427 délits. La plupart des infractions relevées concernent les constructions sans permis et les décharges sauvages mais il y a aussi le prélèvement illicite de sable, l’arrosage de terres agricoles avec des eaux usées, etc. Les délits recensés ne sont, en fait que la partie visible de l’iceberg : des centaines de délits du même genre sont commis quotidiennement contre un environnement de plus en plus agressé, par des citoyens inconscients mais aussi par des industriels, voire des responsables dont la gestion fait très peu cas de cet environnement. Comment expliquer sinon par de la négligence, ces permis de construire sur des terres agricoles ou encore la suppression d’espaces verts ? Avec quatre regroupements régionaux (Alger, Oran, Annaba et Ouargla), la cellule de protection de l’environnement de la gendarmerie, mise en place en juin 2005 traque les délinquants de l’environnement mais elle a aussi la mission de sensibiliser les citoyens aux problèmes de l’environnement et aux moyens de préserver leur cadre de vie ? Ces activités, rappelons-le, entrent dans le cadre de l’application de la loi sur la protection de l’environnement, une loi que beaucoup, il le faut le dire, ignorent ou feignent d’ignorer !

S. Aït Larba