La foire de la figue du 4 au 8 septembre 2006

Rabah Laïdaoui, président de l’APC de Beni Maouche donne les raisons de ce décalage : « La nature réserve parfois des surprises. La figue, qui mûrit généralement à compter du 20 août, l’a été exceptionnellement cette année à partir de fin juillet. Voilà les raisons qui nous ont poussées à avancer cette date », explique l’édile municipal en nous montrant de la main une pile d’invitations fin prêtes pour l’envoi aux invités. « Cette année, nous avons décidé, pour sortir notre région de l’anonymat, de donner à cette manifestation un cachet internationale en lançant des invitations aux représentations étrangères établies dans notre pays et agissant dans les domaines économies, politiques, culturelles…. « , abonda notre interlocuteur soucieux de sortir sa contrée de l’isolement. Il rajouta à cet effet : « La SAU de la commune est de 95 km2 constituée en majorité de terres agricoles fertiles. Même si plusieurs cultures sont pratiquées, le figuier détient la palme. Il est le produit fétiche du terroir. Il nourrit ou du moins contribue à améliorer les ressources de plusieurs familles. C’est pourquoi l’Etat, qui n’a pas joué son rôle auparavant dans cette région enclavée et isolée, qui se situe loin du regard des officiels, doit s’y mettre en aidant les fellahs à améliorer les rendements, car, jadis, au temps où les docks agroalimentaires pullulaient dans la vallée de la Soummam, la figue du douar d’Ath Aidel, notamment de Beni Maouche était classée parmi les meilleures de toutes celles produites sur le pourtour de la Méditerranée ». Abordant les volets moyens matériels, le premier magistrat de la commune affirma que « les stands mobiles sont prêts et les équipes entameront leur installation à compter de ce mercredi ». Il termina en lançant un appel aux exposants, aux visiteurs et aux autorités, les invitant à venir participer en masse, ce qui fera de cette foire un carrefour des échanges commerciaux des produits du terroir.

L. Beddar