La maladie de la langue bleue, mortifère surtout pour les ovins, au vu des articles de presse et statistiques renseignant sur les ravages causés au sein des élevages et pénalisant par là même, lourdement les éleveurs, pourrait aussi affecter les bovins dans le cas d’une mutation du virus pathogène, croit-on savoir. Les conseils que peuvent prodiguer les vétérinaires aux éleveurs sont précieux, mais une fois la maladie déclarée, ceux-là, appelés à la rescousse, ont opté pour l’administration d’un antibiotique à large spectre pour cause de l’inexistence d’un traitement spécifique. Les éleveurs attendent-ils trop longtemps avant de se résoudre à appeler un vétérinaire ? Cette question se pose quant au fait qu’il existe des cas, d’ailleurs relatés par les éleveurs concernés, où les soins n’ont été d’aucun secours, puisque s’ensuit la mort de l’animal soigné. Et les mesures préventives recommandées aux éleveurs demeureront à l’ordre du jour jusqu’au début de l’hiver prochain, une saison néfaste pour les inspectes parasites dont le moustique, car ne résistant pas à la rigueur hivernale. Ceci signifierait-il que l’on table surtout sur l’arrivée de la saison froide pour enfin s’assurer de la disparition de la maladie ?
N. Y.
