l Le mécontentement a atteint son paroxysme chez les usagers de l’agence postale de Mansouriah mercredi dernier, jour avant l’ouverture du marché hebdomadaire de Melbou. Il est à signaler que les citoyens de cette daïra sont les clients numéro 1 de ce marché.En effet, les usagers, qui se sont rendus durant ces deux jours à cette agence pour des retraits de fonds, par chèque CCP, sur livret ou même encaisser un mandat, ont le moins que l’on puisse dire, étaient frappés de stupeur d’être accueillis, en franchissant le pas de la porte, par un avis placardé, coupant le souffle au commun des mortels. Il s’agissait d’une pancarte posée sur le comptoir portant la mention “manque de fonds”. De ce fait, les clients ont eu du mal à admettre qu’une agence postale, située au chef-lieu de daïra, puisse rester sans liquidités pendant les grandes vacances où les retraits de fonds sont très fréquents.“Si les pannes récurrentes de la visionneuse sont compréhensibles puisqu’elles ne dépendent pas de la seule volonté de l’agence, le manque d’argent est une carence difficilement imaginable dans une poste, car c’est l’essence même de la profession”, dira Farès un citoyen habitant Taâzibt une localité de cette daïra.Les clients excédés par les bruits prévalant dans ce chantier, qui fait bon ménage avec les différentes activités auxquelles vaquent habituellement les préposés aux différents guichets, se demandent si leurs droits ne sont pas relégués au second plan.Jusqu’à quand cela va-t-il perdurer dans un pays en pleine mutation économique et qui ratifie sans cesse des conventions internationales très exigeantes en matière de fiabilité et de management ?
Sid Ali Djenane
