C’est la panique à M’chedallah…

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La pression et l’angoisse des éleveurs sont à leur niveau maximal, l’épidémie de la blue tong frappe fort et dur, les éleveurs pris au dépourvu ne savent plus où donner de la tête ni comment affronter cette maladie qui prend des proportions affolantes et pour laquelle ils ne sont pas préparés. C’est une psychose généralisée qui s’abat sur la région et les secours tardent à arriver. Durant ce week-end un silence radio est observé du côté des services agricoles qui doivent au moins prévoir une permanence pour récolter le maximum de renseignements sur la progression de l’épidémie, le recensement des nouveaux foyers, leurs évolutions, ce qui leur permettrait de passer rapidement et efficacement à l’action en ciblant les zones touchées. Un éleveur de Saharidj nous a fait part du passage de deux commissions, la première composée du subdivisionnaire et du vétérinaire de M’chedallah accompagnés par un agent de l’APC de Saharidj, la deuxième s’est présentée à lui comme étant déléguée par la DSA de Bouira. La première s’est contentée d’un constat préliminaire, la deuxième quant à elle a évoqué un autre virus autre que celui de la blue tong par la bouche du vétérinaire lequel a procédé à un prélèvement de sang pour analyse sur une brebis malade morte le lendemain, selon l’éleveur depuis aucune suite n’a été donnée et les troupeaux continuent à subir des pertes quotidiennes. Les autorités locales elles aussi sont aux abonnés absents et ne donnent nullement l’impression d’être inquiétées par cette catastrophe qui frappe leur circonscription, situation non étonnante, s’agissant de quelque chose qui ne risque pas de les toucher eux-mêmes sinon comment expliquer la fermeture des bureaux pendant ce week-end, alors qu’au vu de la catastrophe qui atteint de plein fouet leur circonscription et qui évolue à une vitesse fulgurante ne laissant que des amoncellements de cadavres d’ovins et bovins sur son passage, ce service devrait être en alerte maximale pour espérer gagner la bataille qu’elle devrait engager contre cette épidémie, mais le week-end est sacré pour nos administrations “la récréation passe avant l’action”. Un groupe d’éleveurs que nous avons rencontré ce vendredi à proximité du siège de la daïra mène une action de regroupement et d’organisation de tous les éleveurs aux fins de conjuguer leurs efforts pour stopper cette catastrophe et entendent porter loin leurs protestations et dénoncer toute négligence passée et à venir de la part des responsables concernés. La colère et la révolte des éleveurs laissent prévoir de futurs rapports houleux entre eux et les organismes chargés d’éradiquer cette épidémie.

Omar Soualah

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