… et la prévention à Chorfa

Le service d’hygiène et environnement de Chorfa multiplie ces opérations de désinfection tout au long de la semaine dernière pour cause de prévention contre la blue tong, maladie touchant le cheptel bovin et ovin. Amar Akkache, fonctionnaire au bureau d’hygiène de l’APC explique que « les opération de pulvérisation de thetrametyl à l’aide de turbonubelisateur visent l’élimination d’insectes vecteurs de la maladie ». La 1re tranche de la campagne de prévention étant effectué le mois d’avril, il ajoute « la 2e tranche devrait débuter le 2 septembre, mais les récentes pluies ont créé les conditions favorables à la prolifération de ces insectes. Ce qui nous a obligés à agir avant la date prévue suivant un plan qui vise la désinfection des oueds Tekseriden et Abbas et décharges tout au long de cette semaine (semaine dernière) et les étables recensées la semaine prochaine ». La maladie de la langue bleue touche les ovins en particulier dont les symptômes sont caractérisés par une congestion de la cavité buccale et une langue qui devient bleuâtre d’où le nom de la maladie de la langue bleue ou blue tong en anglais. Selon Mlle Gassi N. vétérinaire de profession, la langue bleue est une maladie virale à déclaration obligatoire qui est une complication d’une autre maladie « la fièvre catarale dont les symptômes, une congestion hyperthermie, hypersalivation qui se complique par une congestion qui va jusqu’aux oreilles qui deviennent rougeâtres ». Elle confirme par ailleurs que la maladie est contagieuse d’un sujet à autre, mais n’est pas transmissible à l’homme. Bien que Melle Gassi estime que ces campagnes de désinfections ne sont pas une solution efficace. Pour preuve, « la maladie a commencé au Sud il y a trois mois, et la désinfection qui n’a pas été suivie d’une campagne de vaccination n’a pas empêché la maladie d’atteindre le Nord, ces opérations restent louables si elles sont suivies d’une campagne de sensibilisation pour signaler les éventuels cas non encore signalés à Chorfa, contrairement aux régions limitrophes et isoler les sujets atteints, en attendant le vaccin, pour préserver le cheptel non négligeable de la commune contre ces maladies qui ont un taux de mortalité de 5% ».

Chibane Mohand