Le cheptel en danger

Actuellement, si des mesures urgentes ne sont pas prises par les services concernés, à savoir les services d’hygiène et de l’agriculture, deux maladies menacent le cheptel ovin et bovin dans la vallée de la Soummam. Après l’Ouest du pays, puis Bouira, Tizi Ouzou, ces jours-ci, certaines communes de la wilaya de Béjaïa viennent d’être touchées par la maladie (Tifra – Akfadou – Chemini) pour ne citer que celles-là. Malgré cela, la léthargie continue de geler ces services, qui attendent peut être la dissémination totale du cheptel pour réagir. Aucune action de désinsectisation n’est signalée au niveau des communes limitrophes pour prévenir ce fléau dévastateur. En effet, « la blue tong » (langue bleue) est la cause de la mort de plus d’une centaine de bêtes. Quant à la deuxième maladie qui, menace les bovins il s’agit de la maladie hémorragique épizootique du cerf. Ces maladies virales sont parvenues par nos frontières Est (autre négligence), la transmission de la fièvre catarrhale dont les symptômes se caractérisent par la fièvre, la stomatite, la langue bleue d’où elle tire son nom. La salivation demeure exclusivement vectorielle et particulièrement par les moustiques qui se multiplient dans le climat chaud. Aussi, comme prévention, des mesures doivent être prises par les services d’hygiène communal et vétérinaire, qui consistent à mettre à la disposition des éléments, des antiparasitaires permettant une désinsectisation des foyers infectés, et de doter de matériel anti-acridien les collectivités locales (APC), et enfin, interdir aux éleveurs et aux bergers de paître dans le lit ou aux abords de l’oued Soummam un vrai nid de moustiques, vecteurs de la maladie.

R. B.