Premières mesures contre la blue tongue

A l’instar de toute la wilaya, les régions de Ain El Hammam et Iferhounene sont touchées de plein fouet par la maladie de la langue bleue. Chaque jour les éleveurs viennent déclarer leurs pertes à l’APC. C’est pour faire face à ce fléau que le chef de daïra d’Iferhounene, qui assure aussi l’intérim à Ain El Hammam, a réuni, dimanche dernier, les services concernés et les élus des APC relevant de ces deux daïrates. Les informations que nous avons recueillies, révèlent que toutes les communes des deux daïras sont atteintes et que celle d’Imsouhal se révèle être celle qui a subi le plus de pertes. Ces dernières s’élèvent à 130 ovins et 05 caprins, pour le moment. Devant l’inexistence de traitement ou de vaccin, la commission a arrêté les mesures à prendre pour prévenir, sinon limiter le mal. Ainsi, il est demandé aux propriétaires de bêtes mortes de s’adresser, en premier lieu aux services d’hygiène ou de l’aviculture, puis d’enfouir les cadavres en prenant soin de les recouvrir de chaux. Par ailleurs, il est recommandé aux éleveurs de s’éloigner au maximum des pâturages ainsi que le déplacement de leur cheptel pour éviter tout contact avec les bêtes malades. Celles-ci doivent être isolées dès constation ou suspicion de la maladie. Notons que pour le moment la vente des bêtes au marché n’est pas encore interdite alors qu’elle devrait l’être pour éviter que des animaux sains ne soient mis en contact avec les malades. Ceci relève des tâches à accomplir par les citoyens. Vu que la blue tongue est transmise par un moustique, les services de l’Etat ont arrêté un plan d’action consistant à traiter tous les dépotoirs ainsi que tous les rejets, les lieux d’eaux stagnantes pouvant favoriser l’émergence de ces insectes. Un télex émanant des services de la wilaya informe les services concernés que l’action de démonstication allait commencer dans les tout prochains jours. Un agent agricole relevant de la subdivision de Ain El Hammam et un autre d’Illiten sont chargés du suivi de l’opération. Les APC ont d’ores et déjà reçu, des services agricoles, le produit nécessaire au traitement anti-moustiques ainsi que l’équipement (gants, combinaisons, masques…) des agents d’intervention. Les communes sont chargées, entre autres tâches, d’apporter leur aide aux agents de l’agriculture, avec les moyens logistiques que demandera leur intervention. Espérons que les décisions seront appliquées rapidement sur le terrain pour éviter aux paysans des pertes encore plus grandes.

Nacer B.