Un important projet d’alimentation de la daïra des Ouadhias en eau potable (AEP) est en phase d’exécution. Il constituera par son utilité capitale une véritable bouffée d’oxygène pour une localité qui continue à subir les affres de la pénurie de l’élément vital à la vie des citoyens. En effet, l’enquête « parcellaire » est déjà confiée à un bureau d’étude, elle est même à un stade avancé. Elle consiste à établir des fiches sur lesquelles, il sera particulièrement précisé le statut et l’origine de la propriété. Les « enquêteurs » précisent que leur travail vise à indemniser (liste d’évaluation) les citoyens propriétaires des parcelles qui seront touchées par l’opération de l’expropriation. On nous précise dans ce sens que leur nombre est de 115, tous issus de quatre communes que compte la daïra des Ouadhias. Plusieurs autres centres urbains seront inclus dans l’opération. On citera, à titre d’illustration, Lakhdaria, Kadiria, Draâ El Mizan, Boghni, qui seront entre autres alimentées à partir du barrage de Kouidiat, dans la wilaya de Bouira. Pour l’aboutissement de l’enquête d’expropriation et le bon déroulement des travaux et afin de lever l’ensemble des entraves pouvant handicaper l’avancée de l’opération, l’ex-chef du gouvernement, M. Ouyahia en l’occurrence, avait signé justement un décret exécutif qui déclare le projet d’envergure nationale et stratégique en raison du caractère d’infrastructure d’intérêt général. Il est à cet effet demandé de faciliter la démarche d’expropriation pour cause d’utilité publique. La superficie globale des biens immobiliers, servant d’emprise à la réalisation de l’opération visée, est de trois cent dix (310) hectares, lesquels sont sur les territoires des wilaya de Bouira et de Tizi Ouzou. « Ainsi, le décret d’Ouyahia signale que « les crédits nécessaires aux indemnités à allouer au profit des intéressés pour les opérations d’expropriation des biens immobiliers et droits réels immobiliers nécessaires à la réalisation de l’opération visé à l’article 1er doivent être disponibles et consignés auprès du trésor public ». Par de telles mesures l’ex-Premier ministre voulait sûrement mettre en place tous les atouts pour un aboutissement dans les délais prescrits du projet. Il reste que les responsables des communes qui seront touchées et alimentées à partir de Kouidiat, tout comme leurs administrés, attendent impatiemment la concrétisation effective du projet d’alimentation qui est à même de régler définitivement le problème de la rareté d’eau dans ces régions.
A. Z.
