Les salaires des fonctionnaires de l’APC débloqués

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l Les fonctionnaires de l’APC des Ouadhias ont dû pousser un grand ouf de soulagement en apprenant la nouvelle du virement de leurs salaires du mois d’août. C’est en effet, à la faveur de la décision prise par le chef de daïra des Ouadhias relative à la validation de la délibération du 26 août dernier qui avait, rappelle-t-on, comme ordre du jour approbation du compte administratif de l’exercice 2005 ainsi que celle de la moins-value du même exercice, suite à quoi les fonctionnaires ont enfin pu toucher leurs salaires et c’est tout naturellement que les guichets de la poste ont été pris d’assaut dès leur ouverture. La joie et le soulagement se lisaient sur les visages des fonctionnaires qui, dans un passé récent, craignaient de se retrouver otages des calculs des uns et des autres, surtout que nous sommes aux portes de la rentrée scolaire. Ceci étant, l’aile qui s’opposait (s’oppose) à l’actuel maire, menée le par chef de file des indépendants, Smaïl Ouerd en l’occurrence, a signé dans la matinée du 29 août, une lettre adressée au chef de daïra des Ouadhia dans laquelle ils (les opposants) ont exprimé leur engagement “solennel” à délibérer sur les salaires des travailleurs. “Nous refusons que le personnel de l’APC soit pris en otage”, écrivent-ils. Cependant, si le point relatif au paiement des travailleurs de l’APC réunit le consensus autour de lui, il demeure que la validation des autres chapitres de la moins-value ainsi que le compte administratif (en cours de vérification par les services de daïra), soulève déjà le courroux des opposants. Le groupe des cinq (3 élus indépendants et 2 du FFS) comptent réagir “comme il se doit” à une décision qui est pour eux “ni plus ni moins arbitraire”. M. Ouerd nous a énuméré, dans une brève discussion, les anomalies qui entachent la délibération de samedi dernier. “Nous concèdons le fait que le chef de daïra valide le paiement des salaires même s’il a enfreint à la réglementation. Toutefois, je précise que l’article 16 du code communal qui a sevri d’alibi à une telle délibération ne pourra pas s’appliquer dans ce cas précis, il y a violation de l’article 17 du même code. Comment peuvent-il valider un compte administratif étudié en deux minutes sans une réunion de la commission économique et financière qui est à ce jour sans président ? Cela sans omettre de signaler que l’actuel exécutif est de fait mis en minorité. Les règles de la démocratie méritent respect en ce sens que c’est à la majorité que reviendera le pouvoir”, dira M. Ouerd. Outre les élus de l’opposition, les travailleurs se sont, à travers une déclaration signée par le collectif, félicités de l’heureux dénouement de cette affaire. “Nous remercions le P/APC d’avoir pris l’initiative de délibérer malgré l’absence des membres de l’opposition”, écrivent-ils et c’est tout bonnement un P/APC ravi pour sa première victoire sur l’opposion que nous avons rencontré dans son bureau, M. Halou, puisque c’est de lui qu’il s’agit, nous fera savoir. “Je suis optimiste, je continuerai à appeler les membres de l’APC à revenir à de meilleurs sentiments. Je reconvoquerais bientôt une autre réunion de l’assemblée, l’entérêt général doit primer”.

A. Z.

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