La décomposition des cadavres :une autre catastrophe

Une autre catastrophe risque de survenir à partir des amoncellements de cadavres d’ovins foudroyées par la blue tongue et qui sont dans un état de décomposition avancée, particulièrement dans les pâturages d’Iouakouren, dans la commune de Saharidj, où les éleveurs ont entreposé en un seul lieu les cadavres de bêtes, selon les recommandations des services d’hygiènes, en vue de faciliter « les incinérations ou enterrements ». « Ni l’un ni l’autre, nous rapportent les éleveurs, des bêtes mortes depuis plus de quinze jours sont en voie de désintégration ! » Sous l’effet de la canicule qui y sévit, ces carcasses décomposées, en plus des odeurs nauséabondes qu’elles répandent sur plusieurs kilomètres à la ronde, sont devenues des foyers d’épidémies qui risquent de prendre le relais de la blue tongue et terminer l’œuvre d’extermination des troupeaux réduits à l’heure actuelle à « l’état résiduel ». Les bêtes rescapées de la première catastrophe se déplacent sur des terrains complètement infectés. Les divers types de charognards et autres carnivores qui polluent et rodent autour de ces cadavres, attirés par l’odeur, n’arriveront jamais à tout nettoyer, vu le nombre de cadavres qui dépassent les 200 têtes. N’était-ce pas la raison de l’apparition d’autres virus aussi mortels que la blue tongue confirmée par les vétérinaires ? Qu’attend-on pour ensevelir ces carcasses ? Peut-être que quelques parts voudrait-on en faire un projet qu’on confierait à un entrepreneur après, bien entendu, avoir décroché une enveloppe financière ? Comme quoi le malheur des uns fait… Sachant qu’en contrebas de l’endroit où sont déposées ces dépouilles existent de nombreuses sources qui risquent d’êtres polluées. Prions pour qu’il n’y ait aucune averse de pluie qui se chargerait de charrier les restes des cadavres décomposés vers ces points d’eaux et les ravins.

Omar Soualah