Une monitrice qui dit avoir exercé sa fonction depuis plus de dix ans au sein de la crèche, gérée par le comité local du Croissant-Rouge de Boghni, est venue nous solliciter pour exposer dans notre journal, ce qu’elle considère comme injustice commise à son égard par les responsables actuels du C-RA de Boghni. Pour elle, la décision qui lui a été notifiée et ayant pour objet la cessation de ses fonctions pour « comportement inacceptable et contraire aux mœurs régissant les structures du Croissant-Rouge algérien », est nulle et non avenue juridiquement, avant que la justice ne se prononce sur ses droits. Car, il est utile de signaler qu’avant ce licenciement, que la contestataire juge abusif et arbitraire, une plainte a été déposée au tribunal de Draâ El Mizan, afin dit-elle, « de jouir du droit à l’assurance et à un salaire décent ». A ce sujet, l’intéressée nous a révélé que le traitement qu’elle recevait de la crèche, soit 5 000 DA par mois, « ne correspond pas aux fiches de paie délivrées », cela constitue selon ses propos, un faux et usage de faux. Toujours selon notre interlocutrice, la décision de licenciement a été déposée au niveau de la direction sociale de la wilaya et au niveau de l’inspection de travail, lesquelles sont interpellés pour statuer sur ce problème. D’un autre côté, avec la reprise des activités au sein de l’établissement pour enfants, l’on s’attend à une action de protestation devant le jardin d’enfant de cette femme qui était, selon toujours elle, membre du conseil de gestion. Enfin, ce qu’il faut noter dans cette affaire, c’est que nous ne comprenons pas les motivations qui ont poussé le conseil de discipline du C-RA de Boghni à prendre aussi hâtivement cette décision contestée.
M. Haddadi
