La ville d’Amizour est le théâtre de vives discussions autour d’une déclaration affichée en public et émanant du comité communal de suivi des évènements de la commune d’Amizour. Un document d’une aile du Mouvement citoyen local qui alerte la population de la localité quant au « phénomène de prostitution » qui infecte un endroit de la ville « depuis déjà le début de l’été ». Les auteurs de la déclaration, ayant cité texto le lieu, n’ont pas manqué de déplorer « la négligence et la passivité des tenants du pouvoir local et ce, en faveur de l’épanouissement de l’insalubrité ». Comme ils ont tiré à boulets rouges sur les services de la sûreté urbaine pour leur « défaillance et l’assistance qu’ils portent à ce réseau de prostitution à ciel ouvert ». Seulement, cette manière de faire et de surcroît de citer le lieu exact de ce fléau social n’est pas du goût des habitants d’un quartier proche, qui n’ont pas tardé à réagir. C’est lors d’une réunion des membres de l’association sociale du quartier sus-nommé tenue dans la soirée du lundi dernier, et ce en présence du P/APC d’Amizour, que le cas de cette déclaration dont les propos jugés « inconscients et irresponsables », a été débattu par les habitants. Les intervenants lors du conclave s’accordent à dire que le contenu du document affiché porte préjudice à la cité, réputée pour sa quiétude. S’agissant de ce phénomène de mœurs, le P/APC a souligné à l’assistance que ses services étaient destinataires d’une requête émanant d’une association locale pour la sauvegarde de l’environnement et qu’à son tour, il a instruit les services de sécurité, seuls habilités à intervenir dans ce genre de fléau. Quant aux habitants du quartier, ils s’opposent à toute tentative de « moralisation, surtout émanant d’individus non indentifiés ». C’est à cet effet que l’association du quartier en effervescence est en cours de rendre publique une mise au point pour « dénoncer le caractère diffamatoire et préjudiciable de la déclaration et la non-identification des auteurs de ce document. L’association compte aussi saisir la justice en cas de récidive des auteurs de l’écrit ».
Nadir Touati
